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Author Notes:

Les mots soulignés et en italique sont en français dans le texte. Les mots seulement en italique représentent seulement des inflexions de voix lorsqu’un personnage parle (insistance par exemple).

Harry se regardait dans le miroir tandis qu’il boutonnait sa chemise noire. Hermione avait insisté pour qu’il améliore sa garde-robe, et elle l’avait traîné à travers tout le Londres Moldu un samedi pour s’assurer qu’il ait des vêtements décents pour son nouvel emploi.

Il se pencha vers l’avant et laça prestement ses chaussures d’un noir assorti à celui de sa chemise, sollicitant par la même distraitement son épaule. Cela lui faisait beaucoup moins mal que quelques jours auparavant, mais on lui avait informé, très fermement, à quel point elle demeurait fragile.

Il passa distraitement ses doigts dans ses cheveux, qui étaient toujours aussi indomptables malgré les plus grands efforts de Hermione. Il avait mis un frein à toute tentative de les dresser lorsqu’elle s’était mise à vouloir lancer des sorts d’identification pour savoir si ses cheveux étaient ensorcelés.

Il y eut un léger cognement à sa porte, et il alla l’ouvrir, laissant entrer Gabrielle.

Gabrielle portait une robe de couleur ivoire qui découvrait ses épaules, avec un blazer noir et des sandales crème.     

« Tu es très élégant. » complimenta Gabrielle en le regardant de haut en bas d’une manière dont il ne se serait jamais attendu.

« Merci, » dit-il en se tournant vers le comptoir et en y prenant sa montre. « Tu es très jolie toi aussi. »

« Je te remercie. » répondit-elle avec un large sourire. « C’est un spécial Yves Saint Laurent. »

« Styliste Moldu ? »

« L’un des meilleurs. » acquiesça-t-elle.

« Cela te va à ravir. » sourit-il. « Y allons-nous ? »

« Mais certainement. » dit Gabrielle avec une petite révérence. « J’ai pensé que nous pourrions commencer dehors par le Terrain de Quidditch. »

Harry sourit. « Ca me parait être une bonne idée. » 

Ils sortirent de sa chambre et il la suivit à travers les couloirs de l’école.

« Tu ne devrais pas te perdre ici. » lui assura-t-elle. « La structure est tout ce qu’il y a de plus logique. Toutes les pièces sont nommées d’après l’étage où elles se trouvent et leur lieu. »

Harry hocha la tête. « A Poudlard, certaines pièces se déplacent comme bon leur semble. Cela rend les choses difficiles parfois. »

« Poudlard m’a toujours fascinée d’un point de vue académique. » sourit Gabrielle. « Mais je ne pense pas que je voudrais aller y étudier. Elle ne semble pas très amicale envers les étudiants. »

« Ce n’est pas aussi terrible que ça. » répondit Harry. « Cela veut juste dire que tu dois être beaucoup plus attentive. » Ils descendirent l’un des larges escaliers et sortirent du château pour être accueillis au-dehors par un soleil resplendissant. « Je pourrais m’habituer à ce climat. »

« Tu n’es pas blond. » rit Gabrielle. « Si je passe trop de temps sans sorts protecteurs, je me transforme en une hideuse écrevisse. »

« Je doute que tu puisses être quoi que ce soit de hideux. » répondit Harry, avant de s’empêcher promptement d’ajouter quoi que ce soit. Il était un peu inquiet de se voir flirter modérément avec une de ses futurs élèves.

Gabrielle lui sourit et tourna au coin.

« Ca semble neuf. » commenta Harry, en observant le Terrain de Quidditch.

« C’est parce que ça l’est. » approuva Gabrielle. « Et les élèves sont impatients d’y apprendre à jouer correctement. »

« Pardon ? » s’enquit Harry, un peu confus.

« Nous n’avons jamais joué au Quidditch auparavant. » expliqua Gabrielle. « C’était considéré comme étant trop dangereux pour les étudiants. Cependant, après la honte que nous avons eue à en endurer de voir notre équipe nationale être éliminée par la Gambie durant la Coupe du Monde, nos politiciens ont décidé que nous avions besoin d’apprendre à jouer à un tendre âge afin de pouvoir découvrir nos talents naturels et les  développer. »

Harry sourit légèrement.

« Alors je vais aider la France à trouver les personnes contre lesquels j’aurai à jouer à l’avenir. »

« Oui. »

Harry hocha la tête et marcha jusqu’au milieu du terrain.

« Ca me semble très familier. » sourit-il.

« Ca devrait l’être, Madame Maxime a emprunté les plans du Professeur Dumbledore. Ici, » dit-elle en s’avançant vers un coin du terrain, « se trouve l’appentis destiné à l’équipement. »

Harry la suivit et dissimula un sourire. Cela n’avait rien d’un appentis. Comme le reste de ce qu’il avait vu de l’école jusqu’à présent, c’était luxueux. Contre l’un des murs se trouvaient vingt balais flambant neuf, tous dernier cri. Il s’avança vers eux et examina chacun d’entre eux  de très près.

« Les balais ont été offerts par chacun des clubs de la Ligue Française. Ils désiraient encourager ce projet. Ils ont tous fait remarquer comment Olivier Dubois et toi, pour n’en nommer que deux, étiez des produits du programme de Poudlard, et Viktor Krum de Durmstrang. »

« Disposez-vous de l’équivalent des Maisons ici ? »

« Non. » soupira Gabrielle. « Je crois que Madame Maxime discutera avec toi de la meilleure façon d’encourager une saine compétition entre les étudiants. »

Harry hocha la tête pensivement. Il suggérerait probablement un système de Maisons, seulement sans Choixpeau Magique. L’idée d’une compétition au sein même de l’école était une bonne idée en elle-même, mais quand vous aviez des Maisons basées sur la personnalité, vous n’obteniez pas beaucoup de diversité, ce qui était en grande partie la raison qui avait conduit la Maison de Serpentard à devenir un nid de Mangemorts en puissance.

« Comment les étudiants sont-ils répartis au niveau des dortoirs ? »

«  Nous somme répartis par année. » expliqua Gabrielle, en le menant de nouveau à l’extérieur ensoleillé. « Chaque année possède sa propre salle commune et des dortoirs qui y sont rattachés. »

« En tant que Préfète-en-Chef, comment penses-tu que les élèves réagiraient au concept de Maisons ? Je ne veux pas suivre le chemin qu’a emprunté Poudlard en séparant les gens par leur personnalité, mais en créant des groupes aléatoires de personnes de divers talents et expériences. »

« Je pense qu’ils trouveraient cela étrange, mais aussi un peu excitant. Je pense que nous souffrons d’un manque de compétitivité depuis un certain moment déjà. Une fois dans le vrai monde, nous trouvons souvent difficile de rivaliser avec le reste du monde pendant quelques années, avant de finir par nous habituer au fait que la vie est injuste. L’année dernière, j’ai mené un projet dans lequel j’ai interrogé certains de nos anciens élèves, pour voir ce qu’ils pensaient de la vie après Beauxbâtons. Ce fut très édifiant. »

Harry lui sourit faiblement.

« Fleur ne semblait pas avoir de problèmes durant le Tournoi des Trois Sorciers. »

« Tu veux dire à part le fait de finir bonne dernière ? » rétorqua Gabrielle. « Elle était complètement écrasée par les tâches et elle usait de son arrogance et de ses pouvoirs de Vélane pour le couvrir parfaitement. »

Harry hocha la tête. De retour entre les murs de l’école, ils pénètrent dans une des salles communes. Elle ressemblait à une Bibliothèque géante, avec des bureaux d’étude regroupés par quatre disséminés un peu partout dans la pièce. Il y avait plusieurs cheminées larges avec des fauteuils paraissant extrêmement confortables arrangés devant elles.

« Cette pièce n’aurait pas fait long feu à Poudlard. » déclara-t-il avec un sourire.  «  Tout particulièrement à Gryffondor. Nous avions des vieux meubles pour une raison. »

« A cause des farces ? » s’enquit Gabrielle. « Nous n’en avons pas beaucoup de jouées ici. »

Harry eut un sourire malicieux.

« Ils peuvent être bons pour briser la tension, spécialement en des moments de stress. »

Gabrielle hocha et ne fit aucun commentaire, lui donnant l’impression qu’elle n’était pas convaincue qu’il ait raison.

Elle jeta un coup d’œil à la petite montre sur son poignet, et leva les yeux vers lui.

« Nous avons le temps de voir l’une des classes, avant d’aller dîner. Y a-t-il une classe en particulier que tu aimerais voir ? »

« Pourquoi pas celle de Potions ? » demanda Harry, curieux de la comparer à celle de Poudlard. Comme ils n’avaient pas beaucoup de temps, il décida de voir les salles les plus importantes plus tard.

Gabrielle acquiesça. « Elle se trouve au quatrième étage. »

Ils montèrent donc en empruntant deux volées d’escaliers. Harry s’arrêta à proximité d’une fenêtre et contempla au-dehors.

« La vue est encore plus belle depuis le toit. » lui informa Gabrielle avec un léger sourire en suivant son regard.

Harry opina et la suivit à travers l’élégant couloir qui conduisait à la salle de classe. A l’intérieur se trouvait une pièce manifestement pensée avec soin. Chaque table disposait d’un petit chaudron suspendu à un petit feu. Sur les murs, entre les larges fenêtres, se trouvaient des affiches informatives, rappelant aux étudiants le comportement de rigueur en salle de Potions, et leur montrant comment accomplir les plus basiques des tâches. C’était quelque chose qu’il aurait trouvé très utile en son temps à Poudlard, plutôt que les cris incessants qu’il avait dû endurer sous la férule de Rogue.

Gabrielle regarda de nouveau à sa montre.

« Si nous partons maintenant, nous devrions être convenablement en retard. » déclara-t-elle avec un sourire.

« En retard ? » répéta Harry.

« Mais certainement. » sourit Gabrielle. « Il n’est jamais poli d’arriver à l’heure, quinze minutes de retard est beaucoup plus apprécié. »

Harry hocha lentement la tête, en redressant un peu ses épaules. Cela faisait un long moment qu’il n’avait plus mangé avec un grand nombre de personnes, et cela le rendait un peu nerveux.

« Ne t’inquiète pas Harry. » le rassura Gabrielle d’une voix douce. « Une partie de mon travail et de m’assurer que tu t’intègres bien et que tu passes un bon moment. Contente-toi de suivre mes directives, et tout ira bien. Il se peut qu’on te pose quelques questions personnelles, si tu ne veux pas y répondre, dis-le poliment. Madame Maxime et moi serons attentives à ce que personne ne franchisse la ligne en ce qui te concerne. »

Il pencha légèrement sa tête sur le côté et se mit lentement à sourire. C’était un peu déconcertant qu’elle puisse le lire aussi bien.

Elle s’arrêta devant une imposante porte à double entrées, puis leva sa main et appuya légèrement sur la bordure de l’un des battants. Les portes s’ouvrirent solennellement, révélant une pièce qui était en tout et pour tout, magnifique.

Des meubles en acajou flanquaient chacun des murs séparés par des statues et des peintures, qui étaient pour la plupart magiques. Au centre de la pièce trônait une longue et unique table, bien qu’il y ait de la place pour beaucoup d’autres. Contrairement à Poudlard, le plafond n’était pas enchanté, il était peint d’un bleu céleste avec des fleurs-de-lys blanches imprimés dessus.

Autour de la pièce, se trouvaient des petits groupes de personnes engagés dans des conversations plus ou moins animées. Tout le monde semblait tenir une coupe de vin. Il pouvait distinguer Olympe tout au bout de la salle.

« Papa. » commença Gabrielle, alors qu’un gentilhomme d’âge mûr s’approchait d’eux. « J’aimerais te présenter Harry Potter; Harry, voici Jean-Sébastien, mon père. »

Harry présenta sa main, et tandis que l’autre homme la saisissait, il donna de son autre main une petite tape contre le coude de l’homme.

« C’est  bon de vous revoir, Jean. »

« Tout comme ça l’est pour moi, Harry. » sourit Jean. « Je n’étais pas certain que vous vous souviendriez de moi. »

« Comment ne le pourrais-je pas ? » sourit Harry. « Sans votre aide, nous n’aurions peut-être jamais eu le soutien des Aurors Français. »

« C’était le moins que je puisse faire. » sourit Jean. « Puis-je vous offrir un apéritif ? »

Harry acquiesça et leva le verre qu’on venait de lui offrir à son nez, le reniflant légèrement. Ses récepteurs olfactifs furent frappés par un arôme riche et il sourit lentement.

« Château de Laubade, 1948. » informa Jean avec un sourire. « L’un de nos meilleurs crûs. »

Harry opina du chef en signe d’assentiment et prit une gorgée, cachant sa surprise au fait que Gabrielle buvait aussi. Il avait oublié que Hermione lui avait révélé que les enfants Français étaient souvent autorisés à boire du vin avec leurs aînés.

« Est-ce que Gabrielle vous a déjà montré le Terrain de Quidditch ? »

« Elle s’est montrée d’un concours extrêmement appréciable et s’est avérée être une guide très patiente. » répondit Harry avec un sourire. « Elle était plus que disposée à m’attendre pendant que je jetais un œil à chacun des balais. »

Gabrielle piqua un fard tout ce qu’il y avait de plus adorable sous l’éloge. « Ce n’était rien. »

« Quelques-uns de nos professeurs arriveront sous peu. » informa Jean. « Le dîner débutera peu après. »

Harry hocha la tête. « Ce château est magnifique. »

« En effet. » approuva Jean. « J’ai la bonne fortune de faire parti du Conseil d’Administration de cette école. J’essaie de passer au moins une nuit par semaine ici. Cela me donne aussi une chance de passer quelques moments avec ma fille. » finit-il avec un sourire tendre pour Gabrielle.

« Papa. » sourit cette dernière avant de l’enlacer dans une brève étreinte.

« Gabrielle a mentionné que vous veniez d’avoir une seconde Lune de miel ? »

« En effet. » répondit Jean en souriant avec aise. « Nous sommes rentrés hier après avoir passé quelques temps dans les Iles Canaries. »

Une imposante horloge dans un coin de la pièce sonna six heures et demie, et avec un léger pop, quatre professeurs de plus arrivèrent.

Harry était en mouvement avant même qu’ils aient terminé d’apparaître. Ses sens étaient à leur paroxysme, sa magie à son maximum.

« Personne ne bouge. » gronda-t-il dans un accent Français un peu plus commun que celui qu’il avait utilisé depuis lors. Sa baguette était dans sa main gauche ; sa main droite luisait légèrement.

Il y eut un silence absolu dans la salle, tout le monde le fixant du regard.

« L’un d’entre vous possède un artefact de Magie Noire ; qui ? » somma-t-il. C’était une autre conséquence de la guerre, l’habilité de détecter la Magie Noire – la magie ayant pour seul but d’infliger la mort ou la misère aux autres.

Comme personne ne bougeait, il réalisa plusieurs gestes secs avec sa main droite, séparant les quatre professeurs et les alignant. Avec des mouvements rapides, il lança un rayon de lumière blanche sur chacun d’entre eux. L’un des professeurs scintilla pendant une seconde. D’un mouvement nonchalant, il relâcha les trois autres et s’avança en direction du seul professeur restant.

Elle lui rappelait un peu Trelawney, avec la même coiffure ébouriffée semblable à une chouette et les mêmes robes disgracieuses.

Avec sa main gauche, il dirigea sa baguette vers elle, la déplaçant de haut en bas. La baguette s’arrêta lorsqu’elle parvint à hauteur de sa main droite. Sans même y réfléchir à deux fois, il la pétrifia sur place, avec un maléfice du saucisson modifié. Aussi prudemment qu’il le pouvait, il retira magiquement une bague de sa main et invoqua un bol d’eau à côté de lui.

Il plaça la bague dans l’eau et souffla. « Révèle-toi » en anglais. La moitié de son esprit était concentrée sur le Professeur figé. Si elle bougeait, il était plus que disposé à la tuer d’abord et poser des questions ensuite.

Une exclamation de surprise se répercuta dans la salle quand une petite silhouette encapuchonnée apparut au dessus de l’eau.

« Je suis la Bague de l’Assassinat. » entonna-t-elle en français. « Un effleurement de ma part avec le commandement de pouvoir approprié est fatal. J’ai tué quarante-six fois. »

La silhouette replongea dans l’eau, et disparut.

Harry fit volte-face vers le professeur qui fixait le bol de stupeur.

« Dites-moi exactement pourquoi vous portiez une Bague d’Assassinat ? » ordonna-t-il froidement. Il relâcha son contrôle sur la tête du professeur pour qu’elle puisse répondre.

« Je-je-je-je ne savais pas. » bégaya-t-elle.

« Menteuse. » cracha Harry.

Elle regarda autour d’elle désespérément. Personne ne semblait  prêt à l’aider ou oser  se mettre sur le chemin de Harry.

« C’est un héritage de famille. » finit-elle par dire. « J’ai entendu des rumeurs à son propos, mais c’est tout. »

« Pourquoi la portez-vous. »

Elle détourna son regard de lui.

« Regardez-moi! » rugit-il. Sa tête se retourna vivement vers lui.

Elle se mit à rougir.

« J’ai entendu des rumeurs dire que vous pouviez détecter la Magie Noire, et je voulais m’assurer par moi-même si c’était vrai. »

Harry la dévisagea avec dégoût. C’était exactement le genre de chose qu’il désirait éviter, être considéré comme un poney de foire qu’on exhibait pour l’amusement populaire. Il gronda sourdement et utilisa sa colère pour lancer un sort en direction du bol d’eau contenant la bague. Le bol s’enflamma violemment, l’eau s’évaporant instantanément. Il déversa davantage de sa magie dans le sort, jusqu’à ce qu’il sente la Magie Noire s’évanouir, signifiant que la bague avait été détruite.

Il balaya la salle du regard et soupira, en voyant les personnes présentes le regarder avec ébahissement et consternation.

Il fit face à Olympe qui le regardait étrangement.

« Si vous voulez bien m’excuser. » dit-il avec un soupir. « J’ai perdu mon appétit. »

Il n’attendit pas sa réaction. Il agita sa main pour libérer le professeur, et sortit de la salle, les portes s’ouvrant sur son passage et se refermant avec fracas derrière lui.


Gabrielle regarda Harry quitter la salle et se secoua légèrement. Elle avait entendu dire, principalement par Ron et Hermione qu’il pouvait être la personne la plus imposante de la planète, mais elle ne l’avait pas vraiment cru avant d’assister à cette scène. Elle n’avait jamais ressenti autant de magie pure dans sa vie. Cela lui avait fait dresser les cheveux sur la tête.

Il lui était soudainement devenu très clair comment il avait défait Voldermort. Des considérations comme l’instinct de préservation étaient jetés par la fenêtre, pour être remplacées par la détermination de faire ce qui devait être fait, sans tenir compte du coût personnel que cela exigerait.

Elle se retourna pour faire face au professeur attrapé et se fit violence pour garder son calme. Cela ne fonctionna pas, alors elle s’avança d’un pas, prête à lui dire le fond de sa pensée, de la manière la plus crue qui soit.

Une main sur son épaule l’arrêta, et elle leva les yeux. Sa propre fureur s’évanouit lorsqu’elle vit l’expression inscrite sur le visage de son père. La rage silencieuse de ce dernier était flagrante dans ses yeux, et elle était heureuse qu’elle ne soit pas dirigée contre elle.   

Tout comme Harry un instant plus tôt, Jean s’avança d’un pas impérieux.

« A quoi diable pensiez-vous donc ? » siffla-t-il.

Le professeur leva nerveusement les yeux vers lui.

« Avez-vous la moindre idée du mal que je me suis donné pour faire venir Mr Potter à Beauxbâtons ? » vitupéra-t-il. « J’ai donné ma parole à ses amis qu’il serait capable de guérir dans les meilleures conditions ici, et de se rappeler ce qu’on ressent d’être considéré comme une personne normale. Je leur ai promis que cela lui serait bénéfique. »

« Je l’ai vu vaincre Voldemort. Pendant que vous étiez en train de vous recroqueviller dans votre salle de classe, un garçon de dix-huit ans se dressait face à la plus malfaisante des créatures que j’ai vue, et il l’emporta. Il était magnifique, encaissant de tels dommages que j’en étais sur le point de lui crier de s’arrêter, d’abandonner. Mais il ne l’a pas fait. Il a repoussé ses propres limites pour le reste du monde. Il s’est battu avec une telle ardeur, une telle ferveur, pour que vous soyez en sécurité et que vous puissiez continuer à enseigner.

« Le Gouvernement Français, dans une rare démonstration de compétence m’a soutenu inconditionnellement pour s’assurer que Harry passe un bon séjour parmi nous. La France paie toujours ses dettes, et nous devons à ce jeune homme une dette impossible à rembourser. Tous les gouvernements du monde seraient extatiques de se trouver dans notre situation, avoir l’occasion de lui donner quelque chose en guise de récompense. Bien qu’on ne le lui ait pas donné de mains propres, il s’est vu décerné la Légion d’Honneur.

« Son courage et ses compétences n’ont d’égal que sa modestie. Il ne désire réellement rien d’autre que d’être traité normalement. C’était quelque chose que je pensais que Beauxbâtons serait la plus à même de lui procurer. » Il marqua une pause et se retourna pour lancer un regard sévère à chaque personne présente dans la pièce. « J’ose croire que ce genre de chose ne se reproduira plus. » termina-t-il calmement, la menace légèrement voilée évidente dans le ton de sa voix. 

« Cela ne se reproduira plus. » assura fermement Olympe. « Madame Prévoyez, vous m’attendrez dans mon bureau. »

Le professeur hocha la tête et s’enfuit littéralement à toutes jambes de la pièce.

« Je suis désolée, Jean. » dit doucement Olympe. « J’aurais dû me douter que quelqu’un serait assez stupide pour faire ça. »

Jean soupira et se dirigea vers une chaise pour s’y affaler.

« Ce que je voudrais savoir. » intervint le Professeur Bayard, qui était le Professeur de Défense Contre les Forces du Mal de Beauxbâtons. « C’est s’il serait d’accord de travailler avec notre classe de défense ? C’était un des plus impressionnants actes de  magie qu’il m’ait été donné de voir. »

Jean eut l’ombre d’un sourire. « Vous devriez le voir lorsqu’il est vraiment furieux. Je ne sais pas. Je soupçonne que si vous lui demandez correctement, il se peut qu’il ne s’y oppose pas trop. Mais n’oubliez pas qu’il s’est entraîné durant deux ans avec certains des meilleurs sorciers du monde, et comme tout bon élève, cela ne lui a pas pris longtemps pour surpasser ses maîtres. Et quand vous combinez cela avec une volonté et une détermination inaltérables, une morale solidement gravée en lui qui lui permet de décerner clairement le bien du mal, vous avez un Chevalier. »

« Papa. » interrompit Gabrielle en se dirigeant vers lui. « Harry n’a rien mangé depuis le déjeuner. »

« Comment cela se passe-t-il avec lui ? » demanda-t-il.

Elle réfléchit pendant une seconde. « Tout allait bien avant que Professeur Idiote n’interfère. »

« Tu n’es pas inquiète concernant la magie ? »

« Bien sûr que non. » renifla-t-elle. « Je ne porte aucun objet de Magie Noire sur moi. »

Jean sourit légèrement et plongea sa main dans sa poche. Il en sortit une bourse et lui présenta une liasse de billets.

« Voilà de l’argent Moldu. Amène-le à Paris et prends-lui quelque chose à manger. Il devrait être d’accord si c’est juste vous deux. »

« Comment irons-nous là-bas, je ne peux pas transplaner ? » 

« Harry pourrait probablement faire transplaner l’école entière. » répondit laconiquement Jean. « Il n’aura pas de problèmes avec seulement une fille. »

Gabrielle esquissa un sourire et donna un bref  baiser sur la joue de son père. « Je ferai de mon mieux pour lui assurer que c’était une idiote, et qu’il ne doit pas mettre tout le monde dans le même lot. »

« Bonne fille. »  la complimenta Jean. « Maintenant vas-y ; il doit probablement se sentir coupable concernant la manière dont il a réagi. »

« Je suis d’accord, même si je ne vois pas pourquoi. » renifla-t-elle. « Si c’était moi, je l’aurais frappée. » statua-t-elle en lançant un sourire malicieux à son père. Puis elle s’inclina formellement devant Madame Maxime, et sortit en trombe de la pièce.

Elle monta quatre à quatre les escaliers qui menaient aux quartiers de Harry. Une fois devant sa porte, elle prêta attentivement l’oreille. Elle put juste déceler le son d’un juron à travers la porte.

Elle se calma quelque peu, prit une profonde inspiration et frappa à la porte.

Il y eut une pause, avant que la porte ne s’ouvre à la volée, et elle dut réprimer une exclamation étouffée. Ses yeux étaient des orbes dans lesquels dansait un feu émeraude plein de passion. Sa chemise était légèrement déboutonnée, laissant entrapercevoir sa poitrine, et ses manches étaient retroussées.

Elle voulait qu’il la regarde comme ça. Elle voulait le voir aussi hors de contrôle à cause d’elle, elle voulait qu’il l’embrasse comme ça, comme si tout ce qu’il désirait était de consumer son âme. Elle le désirait. Horriblement. Maintenant.

Elle repoussa violemment ces émotions au loin.

« Je suis désolée. » commença-t-elle en baissant le regard. « Nous ne nous attendions pas à ce que Professeur Idiote fasse quelque chose d’aussi stupide. »

Il y eut un moment de silence, et elle leva les yeux avec espoir. La passion sembla quitter ses yeux, remplacée par de l’amusement. Il se pencha contre la porte et éclata de rire.

« Professeur Idiote ? »

« Un surnom informel. » répondit Gabrielle avec un petit sourire. « Son vrai nom est Prévoyez. C’est notre professeur de divination. »

Harry soupira audiblement. « Mon professeur de divination était obsédée par le besoin de prédire ma mort. »

Gabrielle hocha la tête ; elle avait entendu parler de Trelawney.

« Quoi qu’il en soit. » dit-elle doucement. « Mon père m’a dit que tu peux faire transplaner deux personnes ? »

Harry acquiesça, en la regardant d’un air interrogateur.

« Dans ce cas, allons chercher quelque chose à manger. »

Harry parut surpris.

« Tu ne veux pas manger avec les autres ce soir, n’est-ce pas ? »

Il opina.

« Alors je t’amène à Paris, et nous mangerons parmi les Moldus, où on nous laissera en paix. »

Il lui sourit lentement.

« Je pense que j’aimerais ça. » confia-t-il.

« Alors viens. » pressa-t-elle. « Tu n’as pas besoin d’une cape, le temps est doux ce soir. »

Il acquiesça et s’avança, reboutonnant distraitement sa chemise.

« Mon père est extrêmement mécontent envers Professeur Idiote. » lui informa-t-elle, alors qu’elle le guidait à travers les couloirs. « Il a promis à tes amis que tu n’aurais pas à te soucier de ce genre de choses ici. Il a le sentiment qu’il a manqué à sa parole, et l’a très clairement fait savoir. »

Harry fronça les sourcils. « Ce n’était pas la faute de Jean. Je l’ai toujours considéré comme un homme honorable. »

Gabrielle ouvrit une porte donnant sur une pièce dont la porte possédait un motif compliqué.

« C’est notre lieu de transplanage. » révéla-t-elle. « Les protections du Château te permettent de partir d’ici, mais pas de revenir. »

Harry esquissa un sourire intéressé. « Cela aurait été utile à Poudlard. Où allons-nous ? »

« Peux-tu prendre la destination directement de mon esprit ? » interrogea-t-elle. Elle n’avait aucune inquiétude qu’il lise trop profondément dans son esprit ; il ne ferait simplement jamais ça. Il était bien trop noble pour ça.

Il opina  puis s’interrompit, et baissa les yeux vers elle, quelque peu gêné.

« J’ai bien peur qu’il te faudra être proche de moi pour que je puisse nous transplaner. » expliqua-t-il.

Elle lui sourit. Ca lui semblait parfait à elle. Elle s’avança et l’étreignit, sentant ses bras s’enrouler autour d’elle. Elle tourna sa tête sur le côté et sentit la chaleur de sa poitrine. Elle pouvait entendre les battements de son cœur. Elle se sentait tellement chez elle, un sentiment que seul son compagnon pouvait lui faire ressentir. Sa tête se logea parfaitement sous son menton. Elle se mit à se faire violence pour ne pas répondre aux émotions qu’il lui faisait ressentir. Elle ne désirait réellement rien d’autre que de se mouvoir contre lui – sa nature de Vélane l’exhortait à le faire avec une intensité qu’elle n’avait jamais expérimentée auparavant.

Il y eut un bref sentiment de vide avant qu’ils apparaissent dans une ruelle. Elle l’avait choisie parce qu’elle était isolée, et qu’ainsi ils ne seraient pas vus par les Moldus. Elle le sentit la relâcher, et elle recula avec réticence. Le sentiment lui manqua instantanément et elle utilisa ce manque pour renforcer sa détermination. Une vie entière dans laquelle elle serait étreinte par lui était ce qu’elle désirait de tous les fibres de son corps, et quoi qu’il lui en coûte, elle était prête à tout faire pour atteindre ce but. Enfin, presque tout. Elle n’était pas prête à lui dire la vérité – elle ne le voulait pas comme ça, peu importe le prix qu’elle devrait payer. Elle préférerait de loin devenir folle que de le piéger pour sa vie entière à cause de sa propre stupidité.

« Par là. » indiqua-t-elle avec un sourire, en s’arrachant à ses pensées déprimantes et en pointant en direction d’une rue marchande. Elle avait seulement fait quelques pas quand quatre jeunes vêtus de veste en cuir rouge apparurent au coin.

« Tiens, tiens, tiens. » railla l’un d’entre eux. « C’est notre jour de chance. Donne-nous ton portefeuille et la fille. » ordonna-t-il à Harry. « Et p’tet qu’on te laissera vivre. »

Gabrielle sentit une main glaciale se saisir de son cœur. Elle regarda les quatre voyous avancer, incapable de bouger. Elle n’avait jamais été dans une telle situation auparavant, et elle trouva son esprit vide en essayant de se rappeler de ses cours de Défense.

« Ou, » laissa traîner Harry. « Vous faites demi-tour et fuyez, et je ne vous tue pas pour avoir interrompu ma soirée. »

Le voyou sortit un grand couteau. « Ah ouais ? » railla-t-il.

Elle se rapprocha de Harry, se plaçant un peu derrière lui, ressentant le besoin d’être plus près de lui alors qu’elle fixait du regard l’homme devant eux.

Harry se contenta seulement de sourire, et ils poussèrent une exclamation de surprise.

« Vous vous impliquez dans des choses que vous ne pouvez même pas comprendre. » déclara-t-il d’une voix à faire froid dans le dos. « Attendez-vous à en payer le prix. »

Elle sentit son bras s’enrouler autour d’elle, la soulevant aisément.

« Ma belle dame. » dit-il, sa voix résonnant de façon hypnotique à travers la ruelle. « Vous m’attendrez ici ; vous n’esquisserez point le moindre geste. Je vous mènerai aux  sommets des plus exquis des plaisirs pendant que vous me soumettrez votre force de vie. Mais pour l’heure, je me dois d’apprendre à ces brigands ce qu’il en coûte d’interrompre le dîner de Nosferatu. »

Ses yeux étaient rivés sur les crocs qu’elle n’avait pas remarqués avant, alors qu’il se détournait d’elle. Elle ne pouvait rien bouger d’autre que ses yeux, alors elle les leva vers les quatre voyous.

« De quoi diable es-tu en train de parler ? » s’écria le meneur.

Le rire de Harry fit frissonner les jeunes délinquants. « Des petits  garçons qui jouent avec des couteaux dans la poussière. Quatre statistiques de plus pour la police. Venez à moi. Venez à l’encontre de votre repos éternel. »

Il y eut un moment de calme parfait.

Comme un seul homme, les quatre voyous tournèrent les talons et se mirent à courir aussi vite qu’ils le pouvaient, tout droit à travers la route, causant les voitures qui passaient de freiner en catastrophe ou à sortir de la route pour les éviter.

Il se retourna vers elle, les crocs étaient partis, et il lui sourit doucement.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Elle fondit en larmes et elle le sentit l’étreindre gentiment.

« Shhh. » murmura-t-il. « Tout va bien. »

« Je suis tellement désolée. » sanglota-t-elle.

« Pourquoi donc ? » demanda-t-il.

« Je me suis juste tenue là. » pleura-t-elle sur son épaule. « Je me suis figée, je n’ai même pas essayé de t’aider. » Elle se sentait tellement coupable, comme si elle l’avait personnellement laissé tomber, et elle détestait ce sentiment. Elle n’avait jamais été aussi effrayée auparavant, à la fois pour lui et pour elle.

« Shhhh. » murmura-t-il, en lui tapotant doucement le dos. « Tout va bien. Honnêtement, ça va. Ils n’avaient jamais été un problème. »

« Mais j’aurais dû faire quelque chose. » murmura-t-elle faiblement. « Je suis une Vélane, j’aurais dû les envoûter ou quelque chose. N’importe quoi, et non pas me tenir là comme une dinde. »

Il rit doucement. « Est-ce que tu veux rentrer à l’école ? »

« Non. » dit-elle en secouant sa tête. Elle ne voulait pas retourner à son père après un pareil échec. Elle avait dit qu’elle allait s’assurer qu’il passe un bon séjour, et c’est ce qu’elle allait faire.

« Allons manger. »

Il lui lança un large sourire et il se retourna pour poursuivre leur route.

« Juste une seconde. » lui demanda-t-elle. Elle mit sa main dans sa poche, en sortit un miroir, et regarda les dégâts que ses pleurs avaient causés à son visage. Fort heureusement, ce n’était pas grand-chose, et elle fut capable d’arranger ça avec un mouchoir et un petit soupçon de ses pouvoirs de Vélane. Elle redressa ses épaules.

Cela avait semblé si facile avant. Elle avait appris à se battre en duel en classes comme les autres, et s’était avérée être la plus apte dans ce domaine. Académiquement parlant, elle avait les compétences, mais la première fois qu’elle avait eue une chance de l’impressionner, elle s’était pétrifiée et avait été pire qu’inutile. C’était une autre chose sur laquelle elle allait devoir travailler. Elle avait besoin d’être capable de composer avec sa peur afin d’être capable de se tenir à ses côtés.

Et puis, il y avait son imitation de Vampire. Il avait semblé sombre, mystérieux, et élégant. Il avait semblé dangereux, tel un loup. C’était de loin la chose la plus attirante qu’elle ait jamais vue. Même à travers sa peur, l’idée de lui soumettre sa vie, le laisser s’abreuver d’elle était la chose la plus érotique qu’elle ait expérimentée de sa vie.


Gabrielle entra dans sa chambre et se débarrassa de ses chaussures d’un coup de pied expert. Elle jeta sa veste sur son lit et se dévêtit négligemment du reste de ses habits.

« On est de retour ? » demanda la voix de Fleur depuis la Cheminée.

« Tu peux venir Fleur. » appela-t-elle, alors qu’elle entrait dans la salle de bain. Elle revint quelques minutes plus tard, vêtue d’une paire de pyjama et d’un t-shirt décontracté.

Sa sœur était assise dans un fauteuil, sirotant tranquillement une tasse de café.

« Comment est-il ? »

« Terriblement séduisant ? Magnifique ? Incroyable ? » répondit Gabrielle en se dirigeant vers sa petite cuisine pour se faire une tasse de thé.

« Comment peux-tu boire ce truc ? » grimaça Fleur.

« Cela exige de la pratique, mais je ne peux plus m’en passer maintenant. »

« Papa m’a parlée de ce qui s’est passé. »

Gabrielle hocha la tête et se roula en boule dans le fauteuil qui se trouvait en face de celui de sa sœur. « Je suis allé le chercher, et j’ai vu à quoi il ressemblait lorsqu’il est passionné à propos de quelque chose. Cela a requis toute ma volonté pout m’empêcher de lui sauter dessus à ce moment. »

« Il a placé ses mains autour de moi pour que nous puissions transplaner, et j’aurais pu y passer le reste de ma vie baignée dans le plus parfait des plaisirs. »

Elle prit une profonde inspiration.

« Et quand nous sommes arrivés, quatre voyous ont tenté de nous agresser. »

« Quoi ? » se récria Fleur.

« Quatre voyous ont essayé de nous attaquer. » répéta Gabrielle.

Fleur se mit à rire. « Oh Merlin. Est-ce que Harry les a laissé dans un était reconnaissable ? »

Gabrielle sourit faiblement. « Il était incroyable. Il a réalisé sans baguette un charme pour lui faire ressembler à la conception de ce que les Moldus se font d’un Vampire. Il m’a dit de ne pas bouger, avant de leur dire qu’ils allaient payer le prix pour avoir interrompu le dîner d’un Vampire. »

« Je crois que l’un d’entre eux a perdu le contrôle de sa vessie, et ils ont tous fait volte-face et se sont mis à courir, comme si, eh bien, un vampire était à leurs trousses. »

« Et ? » demanda Fleur.

Gabrielle  baissa les yeux vers ses orteils.

« Je me suis pétrifiée. J’étais tellement effrayée. Il s’occupait de tous les quatre, et j’en ai même oublié que j’étais une Vélane et une Sorcière. »

Fleur s’avança vers elle et se mit sur ses genoux  devant elle. « Ce n’est rien. Je me suis aussi figée la première fois. Cela arrive à la plupart des gens. Si tu as de la chance, tu es avec quelqu’un qui peux prendre soin de toi. »

« Harry ne s’est pas figé la première fois. »

« Tu ne peux pas te comparer à lui. Harry est un héros – il est unique. »

Gabrielle renifla et hocha lentement la tête. « Eh bien, après nous avons tout de même eu un bon dîner. Et il m’a fait revenir de nouveau dans ses bras. »

« Mais il va penser que je suis inutile. Ou pire, comme cette Chang. »

Fleur se mit à rire doucement.

« Non, il ne va pas penser cela. Il va penser que tu es Gabrielle. Et c’est une bonne chose. »

« Vraiment ? »

« Oui. » affirma Fleur. « Vraiment. Il est tard à présent, alors va au lit. Je retourne chez Bill pour quelques jours. Si tu as besoin de moi, tu brailles. »

« Merci, soeurette. »

« Mais je t’en prie. » sourit Fleur. « Et range-moi tes habits avant d’aller au lit. » lui intima-t-elle tandis qu’elle rentrait dans le feu.

Gabrielle soupira et se mit à déambuler dans la pièce, éteignant les lumières, avant de faire un saut dans la salle de bains et se brosser les dents. Et finalement, elle monta dans son lit.

Elle essaya d’imaginer à quoi cela ressemblerait d’avoir Harry au lit avec elle, la chaleur corporelle qu’il générerait, et ce qu’elle ressentirait de l’avoir là, au bout de ses doigts.

Elle sentit une larme couler le long de son visage et s’écraser sur le coussin en-dessous d’elle. Pour la première fois elle fut douloureusement tentée d’aller lui dire la vérité. Cela avait été plus facile d’avoir des valeurs morales avant de le rencontrer, avant d’être étreint, peu importe aussi platoniquement que ce fut, par lui.

Alors que les larmes continuaient de tomber, elle se recroquevilla contre un coussin, et finit par sombrer dans un sommeil troublé.


« Bonjour. » dit Harry alors qu’il entrait dans le bureau de la Directrice.

« Bonjour Harry. » sourit Olympe. « Avez-vous bien dormi ? »

« Oui, très bien. Cela m’a pris quelques minutes pour m’habituer au lit, mais j’étais épuisé. »

« Avez-vous apprécié Paris ? »

Il sourit et opina du chef.

« Ecoutez, je voulais m’excuser pour hier. »

« Vous n’avez nullement besoin de vous excuser. » l’interrompit fermement Olympe. « C’était la chose la plus idiote qu’il m’ait été donnée de voir. Madame Prévoyez et moi avons eu une très longue discussion au sujet de son comportement, et elle est à présent en probation. Ce genre de choses n’est pas toléré ici. »

Harry sourit lentement, agréablement surpris. « Merci. »

« J’ai une question, cependant. »

« Je vous en prie. »

« Est-ce que cela vous dérangerait d’avoir une discussion avec notre Instructeur de Défense ? Il était très excité de vous avoir vu à l’action, et il apprécierait l’opportunité de discuter avec vous à propos de certaines des techniques que vous avez utilisées et comment il peut les enseigner à nos élèves. »

Harry observa la demie-géante d’un air songeur. «  Je le rencontrerai. » finit-il par dire lentement. « A condition qu’il n’insiste pas pour avoir des réponses que je ne suis pas prêt à donner. Je suis désolé, mais il y a certaines choses me concernant qui ne sont pas destinés à l’usage commun. »

« Bien sûr Harry. » dit Olympe avec un sourire. « J’aurai une discussion avec lui moi-même au préalable pour insister sur ce point. Est-ce que Gabrielle s’occupe correctement de vous ? »

« Elle fait un travail splendide. » répondit Harry avec un sourire. « Je suis un peu inquiet en ce qui concerne les convenances, cependant. Je ne me rappelle pas avoir jamais été dans les quartiers des Professeurs lorsque j’étais élève. »

Olympe acquiesça. « Les règles ne s’appliquent pas vraiment à Gabrielle. » dit-elle prudemment. « Outre le fait d’être Préfète-en-Chef, c’est une Vélane. Connaissez-vous quelque chose à propos d’elles, Harry ? »

« Très peu. » admit-il.

« Elles mûrissent à un différent rythme que les humains, mais comme elles vivent dans la Société Sorcière, elles doivent suivre les mêmes règles que nous. Nous avons essayé de l’aider, en lui autorisant à être Préfète-en-Chef un peu plus tôt. De bien des façons, elle est bien au-delà de son âge. »

Harry acquiesça. « Elle s’est bien comportée la nuit dernière. »

« Puis-je demander ce qui s’est passé ? »

« Quatre Moldus ont essayé de nous voler. » révéla-t-il avec un sourire amusé. « Elle était effrayée, mais a gardé assez de sang froid pour se mettre sur le côté et faire exactement ce que je lui disais. »

« Qu’avez-vous fait aux Moldus ? »

Harry sourit, révélant ses dents.

« Vampire ? »

Harry hocha la tête et sourit de nouveau, ses crocs ayant disparu.

« Ouaip. Je leur ai fait croire qu’ils avaient interrompu un Nosferatu se sustentant de Gabrielle, et ils ont couru comme le vent. »

Olympe rit doucement.

« Gabrielle était assez dure envers elle-même, elle pensait qu’elle aurait dû faire davantage que de se figer. Pour être franc, je suis ravi qu’elle n’ait rien fait. Cela aurait pu devenir horrible autrement. »

« Elle est la meilleure de sa classe de Défense. » dit lentement Olympe. « Mais avec très peu d’expérience concrète. »

Harry opina. « Elle m’a beaucoup plus impressionnéaprès cela. Elle n’a pas laissé cela l’abattre et a continué comme si rien ne s’était passé. Je suis très reconnaissant de la soirée tranquille qu’elle m’a fait passer. »

« Elle m’a parlé de certains plans que vous avez concernant l’instauration d’un tournoi ici ? »

Olympe hocha la tête et pencha sa tête, le scrutant du regard. « Je pense Mr Potter que je vais être beaucoup plus directe avec vous que je ne le pensais. Je vais aller à Paris pour quelques jours. Lorsque je rentrerai, j’aimerais entendre vos suggestions concernant le Quidditch et comment vous aimeriez constituer les équipes. J’attends de vous que vous travailliez en étroite collaboration avec Gabrielle, étant donné qu’elle est la représentante des élèves. »

Harry eut un petit sourire. « Puis-je faire des suggestions allant au-delà de cela, ou dois-je strictement me limiter au Quidditch ? »

Olympe lui sourit d’un air espiègle. « Vous pouvez faire toutes les suggestions que vous voudrez. Je ne suis pas tenue de les suivre. »

« C’est vrai. » répondit Harry  en lui renvoyant son sourire. « Ya-t-il un moyen pour que je puisse parler à Jean ? Gabrielle m’a dit qu’il était un peu mécontent la nuit dernière à propos de ce qui s’est passé, et je désirais lui assurer que ce n’était pas de sa faute. »

« Une excellente idée, Harry. » approuva-t-elle, en se tournant vers la cheminée. Elle jeta un peu de poudre à l’intérieur et murmura un nom.

« Olympe ? » s’enquit la tête de Jean.

« Je m’en vais de ce pas à Paris. » répondit-elle. « Mais Harry désirais avoir un mot avec vous, alors je vous laisse tous les deux. Harry, je vous verrai dans quelques jours. »

Harry hocha la tête et prit son siège alors qu’elle quittait la pièce.

« Bonjour, Jean. » dit-il avec un sourire. « Je voulais juste vous dire de ne pas vous inquiéter concernant ce qui s’est passé la nuit dernière. »

« C’était une chose idiote à faire. » soupira Jean.  « Mais je suis soulagé de voir que vous êtes toujours en un seul morceau. Fleur m’a raconté ce qui s’est passé à Paris la nuit dernière. Je dois admirer votre restreinte. D’un point de vue légal, si vous aviez fait autre chose, cela n’aurait pas importé. »

« Je n’aime pas me battre. » répondit Harry. « Mais je le ferai pour protéger les autres. Ils n’étaient même pas une petite menace. J’aurais pu les arrêter sans magie, mais j’ai pensé qu’une bonne frousse serait bien plus efficace sur le long terme. »

« La police Moldue les a arrêtés ce matin. Ils étaient totalement saouls et déblatéraient des propos incohérents à propos de Vampires buvant le sang d’Anges. »  

Harry pouffa. « Gabrielle peut avoir ce genre d’effet sur les gens. »

Jean acquiesça et sourit. « Pourquoi ne viendriez-vous pas chez moi pour le week-end ? Fleur et Bill seront là, et ma femme serait ravie de faire votre connaissance. »

Harry hocha la tête.

« Je viendrai. » acquiesça-t-il.

« Excellent. » se réjouit Jean. « Je vous verrai donc dans quelques jours. » Il inclina sa tête et disparut de la cheminée.

Harry tendit son bras en direction du sac qui se trouvait au-dessus de la cheminée et saisit une poignée de Poudre de Cheminette, et appela Ron et Hermione.

« Tout va bien, camarade ? » demanda Ron sans préambule. « Comment est la France – as-tu déjà croisé un vendeur d’oignions ? »

« Ron. » soupira Hermione et elle le poussa sur le côté. « Salut Harry. » lui sourit-elle. « Comment a été ton premier jour ? »

« Intéressant. » répondit-il succinctement avec un léger soupir, en se concentrant pour parler de nouveau anglais. « Je suis allé dîner hier soir, et l’un des professeurs à cru bon d’apporter une Bague d’Assassinat avec elle. »

Les deux visages dans les flammes grimacèrent dans une parfaite synchronisation.

« Tes détecteurs de Magie Noire se sont affolés ? » supposa Ron.

« Ouaip. Je l’ai détruite. Mais c’était le genre de chose que j’espérais vraiment avoir laissé derrière moi lorsque j’ai accepté ce travail. Olympe et Jean se sont tous les deux excusés cependant, alors l’incident est clos. »

Ils hochèrent tous deux la tête dans un parfait ensemble, ce qui le fit sourire.

« Alors à part le fait de m’être aliéné la plupart de mes futurs collègues, je pense que je me suis fait une amie. »

« Qui ? » s’enquit Hermione.

« Gabrielle Delacour. »

Ron et Hermione sourirent une fois de plus en même temps.

« C’est une merveilleuse personne. » déclara Hermione. « Et si tu étais venu à davantage de réunions de famille, tu l’aurais découvert bien plus tôt. »

Harry haussa les épaules.

« Tant que j’y suis, tu avais raison Hermione. Les Moldus sont vraiment terrifiés par les Vampires. »

« Qu’est ce que tu as fait encore ? » soupira Hermione.


Harry marchait lentement dans l’école, s’arrêtant parfois pour contempler certains des détails les plus stupéfiants. Il s’arrêtait aussi occasionnellement pour discuter avec les tableaux, et il apprit qu’il n’y avait pas de fantômes à Beauxbâtons.

Sans le réaliser, il finit par se retrouver devant la porte que Gabrielle lui avait indiquée comme étant la sienne. Il frappa doucement.

« Harry ? » lança-t-elle avec un sourire, en ouvrant la porte.

« Je vais aller voler. » dit-il. « Je pensais t’inviter, comme Madame Maxime a sollicité tes services pour moi. »

« En tant que plus qu’une guide ? » interrogea Gabrielle.

Harry acquiesça. « Je t’expliquerai plus tard. »

« Laisse-moi juste me changer. » dit-elle. « Entre. »

Il la suivit à l’intérieur. Sa chambre était un peu comme la sienne, seulement avec un espace beaucoup plus restreint alloué à la cuisine. Il supposa que c’était parce qu’elle mangeait la plupart de ses repas avec les autres étudiants.

Il s’assit dans l’un des fauteuils et sourit légèrement. Certains des vêtements qu’elle avait portés la veille étaient négligemment éparpillés dans la pièce. Cela conférait à la pièce un aspect vivant, qui combiné avec les photos placardés aléatoirement, ajoutait à l’impression de domestication de la pièce.

Gabrielle sortit de sa chambre, elle avait enfilé une paire de jeans et une chemise blanche.

« Prêt ? » demanda-t-elle.

Il opina et ils  se rendirent au Terrain de Quidditch.

« Tu n’utilises pas ton propre balai ? »

« Non. » répondit Harry, en sortant deux balais de leur emplacement. « Le mien est un peu trop rapide. C’est un modèle spécial ; la Corporation Eclair les a conçus pour Viktor et moi spécialement pour la Coupe du Monde. »

« J’ai besoin d’utiliser les mêmes balais que les vôtres de toute façon, afin de savoir ce qu’ils peuvent faire. »

Gabrielle hocha la tête et le suivit jusqu’au centre du terrain.

« Quelles sont tes compétences de vol ? » interrogea-t-il.

« Moyennes. » répondit-elle en souriant.

« Eh  bien, monte un peu en altitude. »

 Il observa Gabrielle placer méthodiquement son balai au sol, puis l’appeler dans sa main. Elle le monta délicatement et s’éleva d’environ quinze mètres.

« Tu viens ? » hurla-t-elle.

Il sourit légèrement et sauta nonchalamment en l’air, plaçant son balai entre ses jambes, et s’élevant en l’air d’un seul mouvement. Un seconde plus tard, il stationnait devant elle la tête en bas.

« C’était un décollage très formel. » remarqua-t-il.

« C’est ainsi qu’on nous a appris. » expliqua-t-elle en baissant un peu la tête.

« Que faisiez-vous une fois que vous étiez en l’air ? »

« Des tours du terrain. » expliqua-t-elle. « Le but du vol est d’aller d’un point A à un point B en un minimum de temps possible. »

Harry fit glisser son balai sur le côté, réalisant un tonneau horizontal afin de se repositionner correctement, la tête en haut.

« Votre professeur vous a dit ça ? »

Gabrielle hocha la tête.

« N’avez-vous jamais volé pour vous amuser ? »

« Nous n’y sommes pas autorisés. » expliqua Gabrielle. « Voler est un peu ennuyant, à moins de jouer au Quidditch. »

Harry secoua lentement sa tête. Il semblait que la personne qu’il avait remplacée avait éliminé tout l’amusement que le vol procurait.

« Est-ce que tu me  fais confiance ? » demanda-t-il.

« Bien sûr. » répondit instantanément Gabrielle, comme si cela avait été une question stupide.

« Suis-moi jusqu’en bas. » commanda-t-il et il se laissa tomber comme une pierre, avant de redresser juste avant que ses pieds n’effleurent le sol.

Gabrielle descendit plus posément, atterrissant au sol avec une absolue précision.

« Monte sur le mien. » dit-il en se reculant un peu sur son balai pour lui faire de la place.

Elle hocha la tête, et laissa son balai pour se diriger vers lui. Elle s’assit devant lui, dans la même posture formelle qu’elle avait utilisée un moment plus tôt.

Il leva un bras et saisit sa taille et la serra contre lui. Il était de nouveau un peu surpris de sa légèreté.

 « Très bien. » lui dit-il à l’oreille. « Ton professeur a oublié l’une des choses les plus importantes à propos du vol. »

« Qu’est ce que c’est ? »

« S’amuser. » sourit-il et il s’éleva verticalement dans les airs. Il maintint fermement sa prise tandis que le dos de Gabrielle était pressé contre sa poitrine, tout en faisant accélérer le balai. Il fit aller le balai de plus en plus vite, avant de courber sa trajectoire en un large arc de cercle.

« Déglutis à plusieurs reprises. » hurla-t-il. « Ca rétablira la pression dans tes oreilles. »

Il la sentit suivre son conseil, et elle tourna ensuite sa tête pour le regarder.

« Est-ce que tu es fou ? » demanda-t-elle, un large sourire sur son visage.

« Mais bien sûr. » sourit-il d’un air fripon. « Tous les joueurs de Quidditch sont fous, c’est bien connu. Prête à t’amuser ? »

« Je suis toute à toi. » rit-elle.

« Alors tiens-toi bien. » sourit-il en piquant du nez, les envoyant tous deux dans un vertigineux plongeon vrillé.

Il put entendre son hurlement à travers le mugissement du vent.


Olympe soupira et s’affala sur son fauteuil. Bien loin d’être réduit, son budget avait été substantiellement augmenté pour cette année. Elle savait exactement pourquoi, et elle n’était pas sûre de devoir s’en estimer heureuse. Le Gouvernement Français, comme Jean l’avait prédit, se pliait en quatre, pour s’assurer que Harry ne rencontre aucun problème et qu’il ait tout ce dont il est besoin pour son nouvel emploi. Le crédit politique que les dirigeants Français recevaient du monde entier les rendait très heureux.

Le fait que Harry ait quitté son propre pays et ait élu résidence à Beauxbâtons était une source de grande fierté pour eux.

Harry désirait seulement qu’on le laisse en paix, qu’il lui soit permis de vivre sa vie. Il ne se souciait pas de l’aspect politique des choses, et c’était pourquoi elle se sentait coupable vis à vis de son budget. Elle avait l’impression qu’elle tirait avantage des choses qui lui rendaient la vie infernale.

Elle était curieuse de voir ce qu’il allait lui présenter comme suggestions concernant les matchs de Quidditch. L’excitation de tous les clubs Français avait été immense lorsqu’ils avaient appris que Harry Potter allait enseigner à l’école de Magie de leur pays, et elle s’était pratiquement vue ordonnée de les laisser contribuer. Le résultat était le meilleur camp d’entraînement de Quidditch au monde.

« Olympe ? » appela une voix depuis sa cheminée.

« Albus ? » dit-elle avec surprise, en s’avançant vers l’âtre.

« C’est bon de vous revoir. » dit jovialement le Directeur de Poudlard dans un français parfait.

Cela l’avait toujours mis mal à l’aise que son français soit meilleur que son anglais, et elle ne pouvait pas déceler s’il le faisait à dessein ou pas.

« Vous de même. » répondit-elle sèchement. Elle ne lui avait toujours pas pardonné d’avoir mis Gabrielle en danger, et même s’il avait clamé avoir été aussi ignorant qu’elle sur cette affaire, elle n’en était toujours pas persuadée. 

« J’ai ouï dire que l’un de mes anciens élèves travaillait pour vous à présent. »

Ancien élève n’étaient pas les mots qu’elle utiliserait pour le décrire.

« En effet. » acquiesça-t-elle.

« Excellent. » sourit Albus. « Il m’est aussi parvenu que vous alliez organiser quelques matchs de Quidditch cette année au sein de votre école ? »

« Albus. » soupira-t-elle. « J’ai eu une longue journée. Je ne veux vraiment pas me prêter à vos petits jeux. Pouvez-vous s’il-vous-plaît allez directement au point ? »

« J’ai pensé qu’il serait agréable d’avoir un Tournoi de Quidditch inter-école. » dit-il avec un sourire. « J’en ai déjà parlé à Durmstrang, et ils ont fait montre du plus vif intérêt. »

« Je pense difficilement que nous devrions participer dès notre première année. » soupira-t-elle.

« Balivernes. » réfuta Albus, ses yeux bleus pétillant joyeusement. « Il serait bénéfique aux élèves de s’impliquer dans une saine compétition qui est, soit dit en passant, légèrement moins dangereuse qu’un Tournoi des Trois Sorciers. »

« Je suis désolée, Albus. » répondit-elle. « Je ne suis pas intéressée cette année. »

« Bien entendu, » poursuivit-il comme s’il ne l’avait pas entendue. « Je suis plus que disposé à mettre un trophée en jeu. Disons, la Coupe de Throbus. »

« Vous l’avez ? » s’exclama-t-elle.

« En effet. » répondit-il avec un sourire. « Ca serait un trophée approprié pour l’école qui l’emporterait, ne pensez-vous pas ? »

Elle fronça les sourcils, réalisant qu’elle avait été manipulée pour qu’elle accepte.

« Très bien. » céda-t-elle avec un énième soupir. Elle ne pouvait pas risquer que son peuple apprenne qu’elle avait laissé passer une chance de remporter leur héritage ancestral. « Nous participerons à ce tournoi. »

« Excellent. » déclara Albus avec un sourire. « J’aurai une discussion avec Durmstrang, et nous pourrons organiser les matchs. Je propose que chacun joue contre les autres équipes, et les deux équipes avec les meilleurs résultats, joueront une finale pour déterminer le vainqueur. »

Elle acquiesça d’un hochement de tête. « Ca me semble acceptable. » approuva-t-elle. « Evidemment, chaque équipe sera composée d’élèves qui font déjà parti de l’école, donc les étudiants transférés ne seront malheureusement pas acceptés. »

Albus s’interrompit pendant une seconde, puis opina. « Je suis d’accord. »

« En ce cas, Albus, si vous voulez bien m’excuser, j’ai eu une longue journée. »

« Oh, et félicitations pour votre budget. » dit-il avant d’éteindre le feu.

Elle retourna à son bureau et s’assit devant un large miroir, soudainement très inquiète.

« Comment vais-je annoncer à Harry qu’il va devoir retourner à Poudlard ? » demanda-t-elle à son reflet.


« Alors de quoi voulais-tu me parler? » s’enquit Gabrielle, en s’asseyant délicatement sur l’herbe.

Harry fronça légèrement les sourcils et claqua ses doigts, et une couverture apparut dans ses mains.

C’était le genre de démonstration nonchalante de magie qu’elle trouvait captivant à contempler. Pour la plupart des personnes, la magie était un instrument musical. C’était quelque chose qu’ils pratiquaient énormément, mais dont ils n’arrivaient cependant à produire qu’une seule note décente. Pour Harry, la magie semblait être une partie de lui, comme respirer et penser l’étaient pour lui. C’était comme si les règles usuelles l’avaient regardé et s’étaient rendues compte qu’il n’allait pas les suivre, et avaient alors décidé qu’elles n’allaient pas daigner lui parler.

Elle n’avait aucune idée s’il avait conjuré la couverture, sorti d’un espace de rangement dissimulée, ou même usé du sort d’attraction. Il avait juste décidé qu’il la voulait et avait fait en sorte que cela se réalise. Elle se demanda s’il la laisserait faire son projet sur lui. D’un point de vue optimiste, cela lui donnerait un sujet fascinant sur lequel disserter, mais d’un autre côté cela pourrait un peu trop empiéter sur sa vie privée.

Il  étala la couverture sur l’herbe et il se coucha confortablement sur le côté. Elle rampa jusqu’à la couverture et s’assit jambes croisées devant lui. Elle réprima un rougissement lorsqu’elle réalisa que si elle avait porté une jupe, il aurait été en dans la position adéquate pour tout voir. Elle suivit rapidement ce train de pensée en se maudissant  pour n’avoir pas prévu ce genre de situations et s’en être vêtue d’une. Nulle part dans les livres qu’elle avait lus, avait-il été écrit qu’il fallait toujours tout prévoir à l’avance au cas où une opportunité se présenterait.

« De quoi voulais-tu me parler ? » demanda-t-elle, en balayant ces pensées distrayantes pour le moment.

Harry lui sourit, et elle se mit à souhaiter qu’il enlève ses lunettes de soleil. Aussi bien qu’elles lui aillent, elle ne pouvait pas voir ses yeux, et elle n’aimait pas ça.

« J’ai parlé à Madame Maxime, et elle m’a gracieusement donné la permission de faire toutes les suggestions que je voudrais concernant l’organisation de l’école sur un point de vue compétitif. »

Elle sourit et sortir une plume et un bloc-notes. C’était un mouvement qu’elle avait pratiqué de manière incessante, et elle pouvait le faire à présent si vite, que la plupart des personnes pensaient que la magie était sollicitée pour cela.

« Tu n’as pas utilisé de magie pour faire ça. » déclara Harry, légèrement surpris.

La plupart des personnes sauf Harry, de toute évidence.

« Comment l’as-tu su ? » s’enquit-elle.

« Je regardais ta magie. » dit-il avec un léger sourire. « Il n’y a pas eu de flamboiement. »

C’était probablement la chose la plus étrange qu’elle ait entendue. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il voulait dire par là, et elle décida qu’elle parlerait à Ron et Hermione pour leur demander conseil sur la meilleure façon de lui demander de lui permettre de l’étudier. Elle hocha la tête rangeant l’information dans un coin de sa tête pour plus tard.

« Alors est-ce que tu veux emprunter la voie des Maisons ? »

« Pas vraiment. » répondit-il avec un froncement de sourcils, en roulant sur son dos et en observant le ciel. « Je ne veux pas faire de changements trop radicaux, spécialement si cela impliquerait changer la structure des dortoirs. Et j’apprécie beaucoup le fait que les élèves de même année demeurent ensemble ainsi, car cela veut dire que tout le monde rencontrera tout le monde à un moment donné. Il y avait des personnes de mon année que j’ai à peine connues. »

« Mais nous avons besoin d’un moyen qui unira les personnes ensembles d’une manière qui leur inspirera de la fierté. »

Gabrielle mordilla distraitement le bout de sa plume.

« Il y a probablement trop de régions en France pour les utiliser. Combien en veux-tu ? »

« Quatre ou cinq est un bon nombre. » dit-il distraitement. « Pourquoi pas en fonction des monuments importants de Paris ? »

« Hmmm. » fit-elle d’un air songeur. « Nous pourrions avoir Pont-Neuf, Notre-Dame, Palais de Versailles, et La Bastille. »

« J’ai entendu parler de Notre-Dame, mais que sont les trois autres ? » s’enquit Harry.

« Le Pont-Neuf est le pont le plus ancien qui traverse la Seine. Il a été construit en 1548 par certains des meilleurs ingénieurs de France, et certains des meilleurs sorciers. Il a survécu à toutes les inondations du fleuve depuis lors.

« Le Palais de Versailles a débuté comme un modeste logis construit par Louis XIII et qui constituait son rendez-vous de chasse favori. Ce fut Louis XIV, avec l’aide de son conseil de Sorciers, qui l’agrandit pour devenir l’immense palais qu’il est aujourd’hui. Il est mondialement célèbre en grande partie parce que la première grande guerre Moldue s’acheva là, entre les murs du Château, avec la signature du traité de Versailles.

« La Bastille est le lieu de résidence du Ministre de la Magie Français. D’aussi loin que peuvent voir les Moldus, c’est un monument de la Bastille, la prison qui a été prise d’assaut par une foule, ce qui marqua le début de la Révolution. »

« Ils semblent parfaits. » dit doucement Harry, tandis qu’il la regardait d’une manière qu’elle ne lui avait jamais vue auparavant.

« Nous pourrions aussi faire en sorte que chaque groupe fasse un projet académique sur leur importance dans le Monde  Magique et l’amalgame Moldu derrière chacun d’entre eux. »

« Bonne idée. » sourit Harry en roulant de nouveau sur le côté. « Es-tu au courant du système de points de Poudlard ? »

Elle acquiesça. « Notre procédure de discipline est basée sur la responsabilité personnelle. Si tu fais quelque chose de mal, tu as de mauvaises notes, et tu échoues la classe. »

« Ajouter un système de points à cela pourrait apporter un élément de compétition, mais pourrait aussi pousser les choses trop loin. Plutôt que des points, que dirais-tu d’un système de mérite ? Tu fais un bon travail, tu reçois un mérite positif, tu fais tu mauvais travail et tu en reçois un négatif. A la fin de l’année tout est additionné. »

« Cela supprime la nature arbitraire des points, et empêche un professeur vindicatif d’affecter les résultats. » 

Elle acquiesça d’un signe de tête et nota tout ce qu’il avait dit. Il était évident qu’il se basait sur le système de Poudlard, tout en essayant de rectifier ses déficiences. « Est-ce que chaque groupe aura son équipe de Quidditch ? »

« Bien sûr. » lui sourit-il. « Et un capitaine, choisi par moi. Tout le monde dans l’école sera éligible pour jouer dans leur groupe. Et nous avons besoin de leur trouver un nom. »

Elle sourit légèrement. C’était amusant, être couché dans l’herbe sous un soleil rayonnant, parler à son compagnon, avoir une conversation intelligente. Si seulement il y avait la promesse d’un baiser à la fin. « Je pense que nous n’avons pas d’autre choix que de finir par les appeler Maisons. » dit-elle lentement. « Chaque mot auquel je pense me semble inapproprié. »

« Oui. » approuva-t-il. « Très bien, alors nous les appellerons maisons quoi qu’il en soit. »

« Nous avons besoin de nous assurer que les élèves qui excellent académiquement parlant soient aussi récompensés. » dit-elle après quelques minutes de silence. « Peut-être devrions-nous avoir une compétition artistique à la fin de l’année ainsi qu’une sorte d’épreuve académique. L’art et l’enseignement scolaire devraient être aussi importants que le Sport. »

Il s’assit et replia ses jambes contre lui, s’asseyant dans la même posture qu’elle. « Et cela signifie que davantage de personnes pourront être impliquées. » conclut-il. Il lui lança un sourire radieux. « Bonne idée. »

« Merci. » dit-elle, réprimant à la fois un rougissement et le désir ardent de lui sauter dessus.

« Quel est le plan pour cet après-midi ? » interrogea-t-il.

« Que veux-tu faire ? » retourna-t-elle.

« Voler. » fut sa simple réponse.


 « J’aime vos idées Harry. » complimenta Olympe d’un ton appréciateur après qu’il eut fini de les lui exposer. Ses deux derniers jours avaient principalement été passés avec Gabrielle, à explorer l’école plus en profondeur. Il était certain de pouvoir reconnaître son chemin à présent à travers le sublime complexe que constituait l'école de magie Française.

Il s’apprêtait à se rendre au domicile des parents de la jeune Vélane en cette soirée.

« Mais avant que je vous donne ma réponse, j’ai bien peur de devoir vous informer de quelque chose. »

« Oh ? » fit-il, se demandant ce que c’était.

Il avait passé d’excellents moments jusqu’à présent – les meilleurs qu’il avait eus depuis un bon bout de temps, étant donné qu’il n’avait pas vu un seul photographe de presse dans les environs depuis son arrivée. La couverture de presse concernant sa visite avait été très factuelle et n’avait pas créée énormément de remous, quelque chose dont il était très reconnaissant.

« Lorsque j’étais à Paris, Albus m’a contactée par Poudre de Cheminette. »

« Oh ? » répéta-t-il, parfaitement conscient que sa voix avait pris un ton polaire.

Elle hocha la tête un peu nerveuse. L’expression semblait déplacée sur son large visage. « Il a demandé à Beauxbâtons de se joindre à Poudlard et Durmstrang dans un tournoi de Quidditch inter-école. »

« Je ne veux vraiment pas retourner là-bas. »

« Je sais. » soupira-t-elle. « Et j’ai dit non, mais Albus a joué son atout. Il possède la Coupe de Throbus, et il l’offre comme Trophée. »

« Qu’est-ce que la Coupe de Throbus ? » interrogea-t-il lentement.

« C’est l’équivalent du Saint Graal. » élabora-t-elle calmement. « C’est la coupe que le premier Géant sculpta à l’aube des temps. »

« Et typiquement, » renifla Harry, « un artefact inestimable est utilisé pour ses petits jeux insignifiants. »

« Je ne pouvais pas refuser. Mon peuple ne me l’aurait jamais pardonné. »

« Vous réalisez je l’espère que nos chances de l’emporter, avec des étudiants qui n’ont jamais joué compétitivement auparavant, sont pratiquement nulles ? »

Elle hocha la tête. « Si quelqu’un peut le faire, ça serait vous. »

« Je trouve votre foi en moi réconfortante, si ce n’est mal placée. Je n’ai jamais enseigné le Quidditch auparavant. »

« C’est le dernier de mes soucis. » déclara-t-elle avec un haussement d’épaules. « Allez-vous m’aider ? »

« C’est mon job. » soupira-t-il, semblant résigné. « J’aurais dû me douter que même en échappant à la presse, je n’échapperai jamais aux manipulations de ce vieil homme. »

« Vous n’avez pas à le faire. » dit-elle doucement.

Il pencha sa tête sur le côté et la fixa du regard. « Quel exemple serais-je pour les élèves, si je ne me rendais pas à leurs matchs ? »

« Harry, puis-je vous demander pourquoi vous êtes si réticent à l'idée de retourner à Poudlard ? »

Il fronça les sourcils avant de soupirer. «  Ce n’est pas grand-chose. Albus, lui je peux le supporter. Mais ce que je ne peux pas supporter est mon cher confrère, leur instructeur de Vol. »

« Qui est-ce ? »

« Drago Malefoy. » cracha-t-il. Même prononcer son nom l’emplissait d’un irrépressible désir de transplaner à Poudlard et de l’achever une bonne fois pour toutes.

« Je pensais que c’était un Mangemort ? » interrogea Olympe, paraissant perplexe.

« Il a revendiqué avoir été soumis à l’Imperium, la même défense que son père a utilisée. Il a usé de sa fortune pour corrompre les juges, et il a été relâché innocent mais brisé. Albus lui a donné un travail, affirmant que c’était pour le mieux. »

« Et vous n’y croyez pas ? » demanda-t-elle.

« Il a lancé le Doloris sur Hermione. Il n’était pas sous l’Imperium quand il l’a fait. Je lui ai cassé le nez, mais je n’ai pas eu le temps de faire autre chose. D’après ce que j’ai entendu dire, il est exactement comme Rogue. A eux deux, ils sont en train de ruiner une autre génération de Serpentards. »

« Ne serait-ce pas un défi que de le vaincre ? »

Il sourit faiblement, reconnaissant ses tactiques pour ce qu’elles étaient.

« Dans un combat loyal, il n’aurait aucune chance, ce qui est probablement pourquoi Albus l’a organisé ainsi. Soit, s’il veut un tournoi, il en aura un. Il se pourrait que cela lui coûte son instructeur de vol, mais c’est un petit prix à payer. »

« Vous pouvez être effrayant parfois. »

« Je sais. » admit-il, un peu sombrement.  

« Ce n’est pas une mauvaise chose, Harry. Du moins lorsqu’on n’est pas votre cible. »

Un sourire flotta sur ses lèvres.

« Merci, je pense. »

« En ce cas, » sourit Olympe, « je vérifierai vos propositions avec le concours de Jean. J’apprécie réellement la perspective de voir le Sport, les Arts, et l’enseignement académique posés sur un même pied d’égalité. J’aurais probablement refusé autrement. »

« Quoi qu’il en soit, vous avez été très avisée de m’avoir assigné Gabrielle. C’était son idée. »

Olympe hocha lentement la tête.

« C’est ce que je pensais. Eh bien, si vous devez vous rendre chez Jean ce soir, vous ferez mieux d’y aller. »

Harry acquiesça. Il se leva et s’inclina devant la Directrice, avant de quitter la pièce et de monter vers ses quartiers.

Il jeta un coup d’œil à sa montre avant de sauter dans son lit, et de s’y coucher confortablement. Quelque chose de très étrange se passait, et il voulait savoir ce que c’était. Tout le monde semblait très encourageant envers lui et Gabrielle, et cela ne semblait pas réellement avoir de sens. Même si elle était plus âgée qu’elle ne le paraissait, il demeurait un professeur.

Il avait remarqué qu’elle était sans nul doute très intéressée par lui. Il était sorti avec assez de filles pour reconnaître les signes à présent, et il n’était pas exactement un naïf adolescent de quatorze ans.

Gabrielle elle-même n’était pas un problème. Outre le fait d’être la plus belle fille qu’il ait vue de sa vie, elle était intelligente, bien élevée, et pouvait tenir une conversation intelligente. Elle le traitait aussi comme si elle l’avait connu toute sa vie. Bien que Fleur ait essayé de l’envoûter, cela avait très différent lorsque Gabrielle l’avait fait, et cela l’avait rendu un peu suspicieux.

Il se leva de son lit et se dirigea vers la Cheminée, et y jeta un peu de poudre à l’intérieur.

« Hé Harry. » le salua joyeusement Ron. « Impatient d’être au week-end ? »

« Tout à fait. » répondit-il en anglais. « Ecoute, j’ai une question. »

« Vas-y. » l’intima Ron, en s’asseyant devant le feu.

« Est-ce que tu penses que c’est correct pour un professeur d’être impliqué avec une élève ? »

« Cela dépend de l’élève. » répondit promptement Ron.

« Gabrielle. » précisa-t-il.

« Eh bien, tu n’es pas vraiment un professeur. » fit remarquer Ron avec un sourire aisé. « Et Gabrielle est une Vélane, et nous savons tous qu’elles mûrissent différemment. Et elle possède beaucoup de qualités, alors je tenterais le coup. »

« Vraiment, Ronald Weasley ? » s’enquit Hermione, alors qu’elle s’asseyait à côté de lui.

« Si je n’avais pas déjà une magnifique femme. » ajouta Ron avec un sourire.

Hermione fit rouler ses yeux.

« J’aime beaucoup Gabrielle. » dit-elle à Harry.

« Je ne savais pas que tu avais passé autant d temps avec elle. » répondit lentement Harry.

« Oh, j’ai passé un peu de temps avec elle durant l’été. » admit tranquillement Hermione.

« Alors tu penses qu’elle serait une personne avec laquelle je pourrais sortir sans soucis ? »

« Oui, je le crois. » assura fermement Hermione.

« Très bien, merci les amis. » dit-il. « Je ferais peut-être un saut pour venir vous voir dimanche. »

« Amène Gabrielle. » suggéra Ron.

« Il se pourrait que je fasse ça. » acquiesça-t-il et il interrompit la connexion.

A présent il était vraiment suspicieux. L’entière conversation lui avait donné l’horrible pressentiment d’être un baratin. Il soupira doucement ; en dépit de ses occasionnelles sautes d’humeur, il n’était plus un adolescent. Et si être sous le joug d’Albus pendant aussi longtemps lui avait appris quelque chose, c’était de reconnaître lorsqu’il était manipulé.

Mais pourquoi, était la question. Et pourquoi avec un appât aussi attirant. Pourquoi tout le monde était-il si désireux qu’il se rapproche de Gabrielle ? Pourquoi Jean, un homme qu’il savait honorable, avait-il été aussi à l’aise de le voir prendre Gabrielle pour un saut à Paris pour une soirée ? La plupart des pères seraient au moins quelque peu inquisiteurs quant à la relation qu’ils entretenaient.

Il soupira de nouveau ; il semblait que peu importe où il se rendait, il ne pouvait échapper au fait d’être le pion dans le jeu d’un autre, et il commençait à en avoir plus qu’assez.

Il secoua sa tête et prit une décision. Il n’était pas certain de vouloir une relation avec la jeune fille, mais ce soir il demanderait directement à Jean la permission de sortir avec Gabrielle. Cela pouvait sembler un peu cavalier de sa part de délibérément forcer la situation, mais il avait besoin de savoir qu’il ne devenait pas paranoïaque, et cela lui indiquerait clairement s’il était manipulé, ou si tout était dans sa tête.

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