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« Alors quelle est votre opinion ? » demanda Harry tandis que tous les sept s'asseyaient à leur place respective et entreprenaient de se détendre autant que leur état de fatigue avancé le leur permettait. Il était presque dix heures du soir, et ils avaient travaillé avec les enfants pendant quatre heures d'affilée, avant de renvoyer les élèves moulus et éreintés, afin qu'ils aillent se sustenter et prendre une bonne nuit de sommeil.

« Tu sais quoi, » commença lentement Olivier, « ils se débrouillent vraiment pas mal. Ils ont subi un entraînement des plus draconiens, Gabrielle plus que quiconque, mais ils se sont attelés à la tâche avec ardeur. Je dois dire que je suis impressionné. »

« Il en va de même pour nous. » renchérit Angelina. « Katie les avait déjà mis sur la bonne voie, et nous avons été en mesure de faire d'eux des Poursuiveurs plus qu'acceptables. »

« Et Claude et Henri sont en passe de devenir réellement violents. » ajouta joyeusement George, en se frottant les mains avec une satisfaction toute pernicieuse.

« Ils s'emploient à leur tâche avec une ardeur qui frôle presque l'enthousiasme. » sourit-il à pleines dents. « Nous les avons régalés de récits sur la manière dont les Serpentards ont pour habitude de jouer, tout en leur mentionnant comment ils n'hésiteraient pas à prendre Gabrielle pour cible. Ils n'ont pas vraiment apprécié cette idée. Ils sont très protecteurs à son égard. »

« Bien. » grogna Harry. « Gabrielle s'est améliorée – conformément à mes estimations. A présent qu'elle a surmonté sa peur du balai, elle pourrait mettre à mal la plupart des Attrapeurs de la ligue. »

« Est-ce qu'on peut la recruter ? » demanda Katie, les yeux pleins d'espoir. « Nous aurions bien besoin d'une nouvelle Attrapeuse. »

« Tu peux toujours essayer. » lui répondit Harry en riant de bon cœur. « Mais je pense que tu seras amenée à découvrir qu'elle ne désire pas être professionnelle. »

« Et elle ne voudrait pas jouer contre Harry. » fit remarquer Angelina.

« Ouaip. » acquiesça Fred avec un sourire espiègle. « J'imagine très bien la chose, tous deux volant à la poursuite du vif d'or, et chacun d'entre eux faisant tout son possible pour que l'autre s'en empare. »

La porte s'ouvrit et Gabrielle entra. Elle se dirigea sans hésiter vers Harry et tendit ses mains vers lui.

Harry sourit et la fit délicatement prendre place sur ses genoux. Gabrielle se mit à bailler à s'en décrocher la mâchoire. « Alors, sommes-nous prêts ? »

« Vous l'êtes. » confirma Olivier avec un hochement de tête.

« Merlin soit loué. » soupira-t-elle. « Une autre nuit comme celle-là, nous aurait sûrement tués. »

« Angelina, Alicia, Katie, et Olivier vont nous donner un coup de main pour l'exécution du sort que nous utiliserons Vendredi. »

« Oh, c'est merveilleux. » se réjouit Gabrielle en leur adressant un sourire empreint de reconnaissance. « Nous allons avoir besoin de toute l'aide qu'il nous sera possible d'obtenir. »

« Pas de problème. » répondit Alicia avec un sourire. « Mais y a-t-il une chance pour que nous puissions te persuader de passer professionnelle ? »

« Au Quidditch ? »

« Ouaip. »

« Non, je ne pense pas. » dit-elle avec un petit rire. « J'entends avoir une carrière qui me permettra de voyager autour du monde avec Harry, quand il partira en tournée. Avoir un tout autre emploi du temps que lui, ne ferait certainement pas l'affaire. »

« Mais tu es vraiment excellente, pourtant. » fit valoir Katie avec une pointe de déception dans sa voix.

« Mais ce n'est pas vraiment juste. » répondit Gabrielle. « La plupart de mes compétences me viennent de Harry; je suis certaine que le Lien que nous partageons nous a aidés tout du long, en me conférant certaines de ses habilités au Quidditch. »

« Je ne pense pas. » intervint Harry. « D'après ce que je peux en voir, c'est naturel. Si ce que tu dis était vrai, tu serais bien meilleure à la feinte de Wronski, et bien pire au flip de Banka-Chucka. »

Gabrielle, qui se trouvait dans ses bras, se retourna doucement pour lui faire face. « Vraiment ? »

Il acquiesça. « Navré de te dire ça, mais c'est ton dur labeur et ton talent personnels qui t'ont menée jusque là. »

Elle le considéra pendant un moment, ses profonds yeux bleus, larges et clairs, sondant son âme. « Alors tu es fier de moi ? »

« Enormément. » souffla-t-il.

Elle se pencha vers lui, et l'embrassa avec une tendresse et une douceur inimaginables, ses mains délicates encadrant son visage.

Georges se mit à tousser bruyamment, ce qui les fit s'interrompre et lever les yeux vers lui.

« Désolé. » dit-il, une expression contrite sur son visage. « Mais vous deux, nous faites nous sentir, nous autres, assez inadéquats. »

« Pardon ? » s'étonna Harry.

Fred eut un léger rire. « Ce que mon cher frère veut dire, avec son élocution défaillante et ses propos maladroits, est que nous sommes des êtres humains normaux, et non pas des personnages de contes de fées. »

« J'avoue être un peu perplexe. » déclara Gabrielle avec une légère moue sur ses lèvres qui obligea Harry à mobiliser toute la force de sa volonté pour s'empêcher de les embrasser à nouveau.

« Les jumeaux émotionnellement constipés qui sont là, essaient de dire que c'était magnifique. » précisa Katie avec un sourire forcé. « Et c'est la sorte de chose que nous ne voyons normalement que dans les livres, et non pas en personne, et nous en sommes tous un peu jaloux. »

« Désolé. » s'excusa avec embarras Harry.

« Ne le sois pas. » lui dit fermement Angelina. « Vous méritez le conte de fée, tous les deux. »

« Ne t'attends pas à ce que je dise quelque chose. » déclara Olivier avec un sourire. « Je me range du côté des jumeaux constipés qui sont là. »

« C'est ce que j'ai entendu dire. » commenta froidement Angelina. « Avec combien de groupies as-tu passé la nuit exactement, l'année passée ? »

« J'ai perdu le compte. » répondit Olivier d'une voix égale.

« Comme toujours. » renifla Angelina.

« Oh. » se rappela Gabrielle, avant que la conversation ne puisse dégénérer davantage. « J'aurai besoin d'un conseil. »

« A propos de quoi ? » s'enquit Katie.

« Je dois trouver un présent pour Poudlard et Durmstrang. C'est une tradition. Je ne sais simplement pas quoi leur acheter. »

« Harry. » l'interpella Angelina. « Pourquoi ne l'amènerais-tu pas aux boutiques magiques qui se trouvent à Milan ? Elles disposent de toutes sortes d'artefacts très rares. »

« Bonne idée. » apprécia Harry.

« Et vous pourrez aussi dîner en tête à tête là-bas. » ajouta jovialement Alicia. « Vous deux avez travaillé trop dur ces derniers temps sans passer assez de temps ensemble à titre romantique. »

« Est-ce normal, » demanda Gabrielle à l'intention de Harry, « que tout le monde t'ordonne ainsi d'avoir des rendez-vous galants avec moi ? »

« Je suis tristement célèbre pour ma naïveté consternante en ce qui concerne ce genre de choses. » sourit aisément Harry « Aussi essaient-ils juste de m'aider. »

« Mais notre dernier rendez-vous était parfait. »

« Et c'était il y a plusieurs semaines. » déclara Katie d'un ton abrupt. « Et depuis lors, tout ce que vous avez fait tous les deux est travailler, travailler, et encore travailler. »

« Mais j'ai appris tant de choses. » protesta Gabrielle. « J'ai appris de nouveaux mouvements de Quidditch, une nouvelle magie, et découvert l'une des choses qui rend Harry si puissant. »

« Voilà les paroles d'une véritable académicienne. » commenta Georges en feignant une expression de dégoût. « Nous, d'un autre côté, désirons entendre des histoires de baisers à couper le souffle, et de mains qui se baladent en des endroits inappropriés – tu sais, les choses croustillantes. »

« Je suis sûre que cela à dû échapper à ton attention. » sourit Gabrielle. « Mais je suis une Vélane, et Harry est mon Compagnon. Alors il n'existe strictement aucun endroit qui soit inapproprié pour ses mains vagabondes. »

« Par Merlin, il faut que je sorte avec une Vélane. » déclara Olivier avec une jalousie perceptible dans sa voix.

« Malheureusement, Ollie. » fit observer Katie. « Les Vélanes sont aussi douées d'intelligentes, et par conséquent, ne manqueraient pas de fuir aussitôt qu'elles t'apercevraient. »

« Bref, » fit Harry en tuant dans l'œuf la querelle bourgeonnante. « Je parlerai plus tard à Olympe pour obtenir la permission d'emmener Gabrielle avec moi demain. »

« Nous allons prendre un jour de repos demain. » informa Angelina aux autres. « Puis nous reviendrons Vendredi matin, pour donner un coup de main toute la journée durant. »

« Ouaip. » acquiesça Olivier. « L'intérêt que voue la presse à ces matches est tout bonnement astronomique à présent que tant de professionnels se sont avérés être impliqués, et les Cannons ont réservé, pour leur part, un nombre impressionnant de places. »

« Combien de personnes prévoit-on de recevoir ? » interrogea Harry.

« Oh. » fit Fred avec un autre rire jovial. « J'avais oublié ce léger détail, Harry ne lit pas les journeaux, n'est-ce pas ? »

« Non. » confirma George. « Il ne sait absolument rien. »

« Qu'est-ce que je ne sais pas ? »

« Qu'ils ont augmenté la taille des tribunes de Poudlard. »

« Elles peuvent à présent recevoir soixante-quinze milles personnes. »

Gabrielle déglutit audiblement.

« Tout ira bien. » la rassura avec douceur Harry, en caressant d'un air réconfortant les bras de la jeune Vélane. « Je te le promets. » Il put la sentir se détendre contre lui, et il reporta son attention sur les jumeaux. « Soixante-quinze milles personnes ? »

« La presse a présenté cet évènement comme le Tournoi représentatif du futur du Quidditch. Toute la France est derrière Beauxbâtons, toutes les contrées Nordiques sont derrière Durmstrang, et eh bien, l'Angleterre est divisée. »

« Vraiment ? »

« Oui. » confirma Olivier avec un rire. « Il y a tellement de Gryffondors qui aident présentement la France, que les gens commencent à se poser des questions sur ce qui se passe exactement à Poudlard, et beaucoup de personnes ont changé de camp pour la durée de l'évènement, en statuant qu'une France menée par Harry Potter est au moins légèrement Anglaise. Ce qui, quoi qu'il en soit, est suffisant à leurs yeux pour que les frenchies reçoivent leurs encouragements, sans que leur patriotisme ne leur cause d'états d'âme. »

« Et notre entrée en scène va faire encore plus grande sensation, n'est-ce pas. » déclara Harry avec un léger sourire.

« La rumeur veut que, » commença Fred, « Dumbledore ait déclaré à la presse à quel point ils ne manqueront pas d'apprécier nos carrosses. »

« Comment sais-tu ça ? » s'étonna Katie.

« Percy est l'officiel du Ministère assigné à Poudlard pour toute la durée de l'évènement. » élabora Fred d'un ton nonchalant. « Nous lui avons fait quelques allusions à propos de ce qui allait se passer, et il a sauté sur l'occasion. »

« De quelle manière ? » s'enquit Gabrielle.

Fred échangea un regard avec George, avant d'en faire de même avec les autres joueurs de Quidditch dans la pièce. Lentement, et chacun leur tour, ils hochèrent tous la tête.

« Percy fait partie de la bande à Harry. » répondit simplement George.

« Ma bande ? » répéta ce dernier avec suspicion.

« Une génération de personnes qui t'ont vu grandir, certain d'entre eux ont fait partie de l'A.D, qui ont aidé lors de la bataille finale, et qui savent que si l'apocalypse en venait encore à se déverser sur le monde, tu serais la première personne à se placer aux avant-postes avec le proverbial parapluie. Il est de notoriété publique que Dumbledore et toi ne vous entendez pas, alors tout le monde garde un œil sur lui. »

« Nous représentons grosso-modo les plus jeunes d'entre eux. » continua George. « Les personnes qui ont été élevées dans la vénération de Dumbledore, mais qui ont réussi à penser par elles-mêmes et qui ont vu pour ce qu'elles étaient, la manipulation et l'incompétence qui nous ont tant coûté durant la guerre – ainsi que comment à la fin, il ne s'est même pas présenté lors de l'ultime bataille. »

« Pourquoi n'en ai-je pas été informé ? » questionna Harry.

« Tu n'avais pas besoin de l'être. » répondit Katie. « Cela n'a jamais été quelque chose de réellement formel. C'était un groupe de vieux amis gardant le contact entre eux. C'est Neville qui a imaginé cette appellation une nuit où nous nous sommes tous réunis dans un pub. »

« Ainsi donc, pour en revenir à nos Niffleurs, Percy a gardé un œil sur ce qui se passait entre les murs de Poudlard, ainsi que comment Dumbledore continuait de s'adonner à ses petits jeux, et il a tout fait pour l'encourager. C'est à sa suggestion que la presse à été invitée à donner un coup de main médiatique pour mieux recevoir les écoles invitées, et Dumbledore a trouvé que c'était là une excellente idée. »

« Et quand nous apparaîtrons avec grande classe, tout le monde sera présent pour y assister. » acheva Angelina.

Harry secoua lentement sa tête sous l'impulsion d'une incrédulité stupéfaite. « Ainsi donc, j'ai une armée secrète ? »

« Ouaip. » confirma Olivier. « Qui t'est complètement loyale, mon ami, et parce que tu ne peux en faire partie que par invitation de plusieurs autres membres, sans compter que chaque membre doit satisfaire au vieux serment de l'A.D, tu comprendras facilement comment elle est parvenue à rester aussi discrète. Katie m'a recruté, ainsi qu'Angelina et Alicia il y a de cela quelques années. »

« Ron et Hermione ? »

« N'ont pas la moindre idée de son existence. » claironna fièrement Fred.

« Comment ! » s'exclama Harry, complètement choqué.

« Ils sont tes plus proches amis. » expliqua George. « Ils n'ont pas besoin d'en faire partie; ils sont déjà de ton côté. »

« Wow. » murmura Gabrielle.

« Oui. » Harry hocha la tête en signe de parfait accord. « Wow. Je suis impressionné par le fait que vous ayez réussi à garder cela secret vis-à-vis de Hermione. »

Fred haussa les épaules. « Ce n'était pas bien difficile; la plupart de nos réunions se faisaient dans des pubs autour de quelques bières – pas le genre d'endroit où tu la trouverais normalement. Elle ne sait absolument rien. »

« Tout comme notre cher frère. » approuva George. « Charlie en fait partie Bill – pas encore. »

« Alors ne t'inquiètes pas Harry. » ajouta Olivier avec un sourire tandis qu'il se levait de son fauteuil. « Il se peut que tu sois amené à penser que tu te retrouveras seul à Poudlard, mais le fait est qu'il y aura beaucoup de personnes qui seront là pour assurer tes arrières. Et c'est pourquoi nous avons tous accepté de t'en parler ce soir. Tu retournes à Poudlard, et tu as besoin d'être conscient de toutes les ressources qui sont à ta disposition. »

« A présent. » déclara Fred, en se levant à son tour. « Je veux entendre des récits de mains baladeuses. Passez tous les deux un peu de temps à vous embrasser pour vous souhaiter la bonne nuit, et amusez-vous bien en Italie demain. »

« Bye. » lancèrent les autres alors qu'ils quittaient tous la pièce.

Harry s'adossa confortablement dans son fauteuil et eut un petit rire tandis qu'il les regardait partir.

« Tu as de très bons amis, Harry. » commenta Gabrielle d'une voix douce.

« Ils sont de bien meilleurs amis que je ne le pensais. » approuva-t-il « D'autant plus parce qu'ils m'ont laissé seul au moment où j'avais besoin de l'être. »

« Et tu devrais suivre leur conseil. »

« Lequel ? » s'enquit-il alors qu'elle se retournait de nouveau pour lui faire face.

Elle se pencha vers lui et l'embrassa avec une lenteur délibérée. « La partie à propos des baisers à couper le souffle et des mains baladeuses. » lui souffla-t-elle intensément contre ses lèvres.

Sa réponse fut étouffée alors qu'elle entreprenait de l'embrasser à nouveau.


« Il se peut que nous ne rentrions pas ce soir. » informa Harry à Olympe. « Nous irons dîner ensemble après avoir fait quelques courses. »

Olympe acquiesça. « Je ferais bien quelques commentaires sur l'incidence que peut avoir cette escapade sur les notes de Gabrielle, mais elles sont restées parfaites depuis le début de l'année, aussi cela serait-il superflu. Essayez simplement de ne pas ruiner l'école avec les présents. Les goûts de Gabrielle sont connus pour être de premier ordre, si ce n'est quelque peu coûteux. »

Harry eut un léger sourire. « Ne vous inquiétez pas; je suis certain que nous parviendrons à acheter quelque chose qui n'excèdera pas le budget de l'école. »

Olympe acquiesça. « Je me dois de dire, que vous avez de loin dépassé mes attentes les plus folles cette année, et je vous en suis infiniment reconnaissante. Vous avez travaillé plus dur avec les enfants que n'importe lequel de mes professeurs, et ceux-ci, et tout particulièrement les équipes de Quidditch, vous adorent. Vous ne les avez jamais traités comme des enfants, ils ont été sensibles à cela et ont répondu en conséquence.

« Bien sûr, certains parmi le corps enseignant, menés par Madame Prévoyez, sont jaloux de votre rapport privilégié avec les élèves, » nota-t-elle judicieusement, « mais je garde un œil attentif sur eux. »

Harry hocha la tête. « Elle continue de me mettre mal à l'aise. » soupira-t-il. « Je ne suis pas certain de pouvoir mettre le doigt dessus, mais quelque chose semble clocher chez sa personne. Et je ne pense pas que ce soit parce qu'elle me rappelle Trelawney, mon Professeur de Divination de Poudlard. »

« J'examinerai plus attentivement son passé en ce cas, vous avez d'excellents instincts, Harry, et vous n'êtes pas de ceux qui nourrissent des rancœurs sans raison valable. »

On frappa à la porte et Gabrielle entra. Elle était vêtue de la robe bleue ciel de Beauxbâtons.

« Prête ? »

« Tout à fait. » répondit-elle. « Sortir de l'école va nous être grandement facilité aujourd'hui; tout le monde sait que nous allons faire des achats pour les présents entre écoles, alors nous n'aurons pas besoin de nous cacher. »

Harry hocha la tête et leva les yeux vers Olympe. « Nous vous verrons demain en ce cas. »

« Amusez-vous bien. » leur répondit-elle avec un franc sourire.

Harry hocha la tête et sortit du Bureau de la Directrice en compagnie de Gabrielle, tout en se faisant violence pour ne pas la toucher. « Est-ce que tu as une idée de ce que nous pourrions leur offrir ? » interrogea-t-il.

Elle secoua sa tête. « J'espérais que l'inspiration viendrait en marchant parmi les articles. »

Ils se rendirent au point de Transplanage de l'école, et comme il était désert, Harry serra Gabrielle contre lui et les Transplana tous deux à Milan.

Aussitôt qu'ils arrivèrent, Harry la prit contre lui et l'embrassa langoureusement.

Elle tendit les bras et les enlaça autour de son cou et lui rendit son baiser, tout en produisant des petits sons de contentement du fond de sa gorge.

Il interrompit le baiser et lui sourit.

« Que dois-je faire pour en avoir plus ? » exhala-t-elle avec un sourire radieux.

« Sois toi-même. » rit doucement Harry.

« Je ne peux être autre chose que Gabrielle. » sourit-elle. Elle se dressa sur ses pieds et l'embrassa tendrement. « Merci.»

« Tu n'auras jamais besoin de me remercier pour ça, en fait, tu ne devrais pas. » lui souffla-t-il. « J'ai aimé cela tout autant que toi. »

Son sourire semblait indiquer qu'elle ne partageait pas cet avis, mais elle ne pressa pas le sujet. Elle se recula de lui d'un pas, défit les boutons de sa robe, puis la fit prestement disparaître. En dessous, elle portait un jean et un t-shirt, la tenue standard que revêtait normalement Harry lorsqu'ils sortaient.

« Nous allons devoir te prendre une nouvelle robe. » déclara-t-il pensivement tandis qu'il se défaisait à son tour de sa robe de professeur en révélant le costume noir qu'il portait en dessous.

Gabrielle parut horrifiée en se rendant compte qu'elle n'était pas vêtue de façon appropriée.

« Nous allons nous rendre quelque part pour dîner, après notre tâche d'ordre scolaire, » expliqua-t-il, « et non, je ne t'ai pas prévenue, parce que je désire t'acheter quelque chose. Tu auras besoin d'une robe de soirée pour Poudlard, et même si je ne peux pas danser avec toi, je saurais du moins que tu portes quelque chose qui vient de moi. »

« Oh. » fit-elle en semblant plongée dans ses pensées.

« Pas de réfléxions, Gabby. » dit-il avec un sourire. « Tu as pris la main dans cette relation jusqu'à présent, aujourd'hui c'est mon tour. »

« Oui, Harry. » répondit-elle instantanément. « Mais tu n'as pas besoin de faire ça; je ne me soucie pas de ton argent ou de quoi que ce soit de ce genre. »

Il leva le bras et tapota légèrement le nez délicat de la jeune Vélane. « Pas de discussion, Gabby. Je sais que tu n'en veux pas après mon argent, mais comme il se trouve que j'en ai à ma disposition, et que je souhaite l'utiliser pour toi, c'est ce que nous allons faire. A présent, allons faire les courses. » l'intima-t-il avec un sourire. Il leva la main vers son front et lança un enchantement de dissimulation sur sa cicatrice et lança un sort de correction temporaire de vue sur ses yeux, avant de glisser ses lunettes dans ses poches.

« Tu es incognito ? » s'enquit Gabrielle avec une lueur taquine dans ses yeux azurs.

« En effet. » acquiesça-t-il. « Je suis juste un sorcier normal sortant avec la plus belle fille du monde. » statua-t-il en souriant quand il la vit piquer un fard du fait de son compliment. Cela lui avait pris un moment assez conséquent pour se décider finalement à lui renvoyer ses oaristys séducteurs, et il se préparait dès lors à faire tout son possible pour qu'elle passe le meilleur moment possible durant cette soirée.

Il enroula un bras autour d'elle et ils marchèrent dans une rue achalandée et entrèrent bien vite dans une boutique à l'allure pour le moins singulière. Elle lui rappelait certaines des boutiques les plus piteuses de l'allée des Embrumes. La boutique était pleine d'objets magiques qui affolaient son détecteur de Magie Noire; il semblait que plus de la moitié des produits présents avaient été utilisés par le passé pour de noirs dessins.

Il flâna parmi les stands, à la recherche de quelque chose qu'ils pourraient offrir à Poudlard. Il n'était pas certain de savoir ce qui était considéré approprié d'offrir en guise de présent à une école. Il saisit un des objets et l'examina attentivement, il ressemblait très fortement à une glace à l'ennemi, mais la signature magique de l'artefact était difficile à discerner. Il regarda à travers et le lâcha prestement, tout en sentant le rouge lui monter aux joues.

« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Gabrielle.

« Ca – euh – te permet de voir à travers les vêtements. » bafouilla-t-il.

« Oh. » sourit-elle malicieusement en se reculant de quelques pas et en tendant ses mains largement ouvertes vers lui. « Ou bien y a-t-il une pose différente que tu aimerais me voir prendre ? » interrogea-t-elle, alors qu'elle lui tournait le dos avant de se courber vers l'avant jusqu'à la taille.

Il lui lança un regard qui se voulait désapprobateur, mais le rougissement qu'il faisait de son mieux pour réprimer nuisit quelque peu à son efficacité. Elle eut un rire délicieux et s'avança de son pas léger jusque lui et l'embrassa sur le coin de la bouche. « Cela ne me dérange pas que tu regardes. » lui rappela-t-elle dans un murmure, avant de se dérober à lui pour aller inspecter une autre partie de la boutique.

Il jeta un regard au morceau de verre sur le comptoir et dut se faire violence pour ne pas suivre sa suggestion.

Il laissa Gabrielle inspecter les produits, en se maintenant légèrement à distance d'elle tandis qu'elle examinait les artefacts exhibés sur les différents comptoirs. Le vendeur la rejoignit bientôt et ils entamèrent une conversation rapide en italien. Il parvint à saisir des petits copeaux de la discussion, et il semblait qu'elle marchandait avec lui pour l'un des objets.

Finalement, le vendeur leva ses mains en signe de défaite, et Gabrielle lui décocha un sourire éclatant.

« Ce sera parfait pour Durmstrang. » se réjouit-elle, en lui indiquant un télescope d'aspect suranné qui trônait devant elle. « Il a été conçu par l'un de leurs tout premier Préfet-en-Chef après qu'il eut quitté l'école au cours du dix-septième siècle. Il n'en reste que très peu dans le monde. »

« Combien ? »

Elle esquissa une petite grimace. « J'ai réussi à lui faire baisser le prix jusqu'à trois milles Gallions. »

« Je ne pense pas qu'Olympe prévoyait de dépenser autant. »

« Peut-être pas. » renifla Gabrielle. « Mais moi si. Je lui donnerai une facture avec un prix réduit plus tard. Il ne sera pas dit que Beauxbâtons offre des présents de pacotille. » déclara-t-elle d'un ton ferme.

Harry sourit et saisit le télescope pour le mener au comptoir du vendeur, en présentant sa carte de crédit. Le vendeur la fit passer à travers une petite boîte et présenta cette dernière à Harry. Il pressa son pousse à l'endroit prévu à cet effet et sentit la magie de la machine le parcourir, afin de vérifier son identité.

« Merci, M. Black. » baragouina le vendeur dans un Anglais approximatif.

Harry sourit et hocha la tête à son intention. « Peux-tu lui demander de l'envoyer à Beauxbâtons ? »

Gabrielle acquiesça et s'adressa au vendeur dans un Italien au feu nourri. Dès qu'elle eut fini de faire passer le message, elle se retourna vers Harry et posa ses mains sur ses hanches. « Il me semble avoir dit que j'allais payer pour ça. » lui rappela-t-elle.

« En effet. » approuva Harry, alors qu'il glissait son bras autour du sien et qu'il l'attirait contre lui.

« Tu essaie de me distraire. » soupira-t-elle.

Il la guida hors de la boutique et s'arrêta pour l'embrasser doucement. « Est-ce que ça marche ? »

« Mais certainement. » avoua-t-elle avec une moue. « Mais c'est déloyal. »

« Probablement, mais penses-tu que tu n'as pas cet effet sur moi ? »

« Que veux-tu dire par là ? »

Il la regarda avec le plus grand sérieux. « Je peux aussi être distrait par toi, Gabrielle. Ce n'est peut-être pas un édit magique, mais mon cœur peut tout aussi bien être affecté par ta personne. »

Elle cligna des yeux et il put déceler la confusion dans son regard.

« Ferme tes yeux. » commanda-t-il.

Presque avant qu'il eut fini sa phrase, ses yeux étaient fermés.

« Je sais le pouvoir que j'ai sur toi. » souffla-t-il tandis qu'il faisait courir ses doigts de l'épaule de Gabrielle jusqu'à ses cheveux. « Je sais ce que l'Union a fait à ton libre arbitre. Je n'aime pas ça, mais j'en suis au moins conscient, et je te promets de ne pas en abuser. »

« Tu n'en abuserais jamais. » statua Gabrielle avec la confiance la plus absolue. « Mais je suis heureuse que tu le saches. »

« Je te l'ai dit. » dit-il avec un sourire. « J'ai fait quelques recherches sur les Vélanes. »

« Je ne pensais pas que tu savais. » confessa-t-elle. « Je pensais que j'aurais à t'en parler plus tard. »

« Tu peux ouvrir tes yeux maintenant. » instruisit-il d'un ton désinvolte. « A présent, allons chercher quelque chose pour Poudlard. »

Gabrielle opina du chef, et ils reprirent leur marche sur la rue pavée. « Le vendeur a dit Mr Black ? D'après Sirius ? »

« Ouaip. » acquiesça Harry. « J'ai une seconde identité légale pour me permettre d'avoir un certain degré d'anonymat lorsque je fais mes courses. Harry Potter achetant autant de carnets de Merlin que possible constitueraient un scoop alléchant. Harry Black faisant de même ne présente aucun intérêt. »

Gabrielle s'arrêta de marcher et resta immobile, perdue dans ses pensées.

« A quoi penses-tu ? » s'enquit Harry.

« Est-ce que cela veut dire que je vais avoir à me marier avec toi par deux fois ? » demanda-t-elle avec un sourire espiègle.

Harry éclata de rire. « Probablement, mais nous nous occuperons de ce léger détail quand le moment sera venu. »

« J'ai remarqué que tu as utilisé une Carte de Crédit Magique ? » interrogea Gabrielle, en changeant avec adresse de sujet.

« En effet, j'étais l'un des premiers à en recevoir une. J'en avais assez de porter une bourse pleine d'argent partout où je me rendais. Les Gobelins ont fait un boulot fantastique. Elle marche comme une carte de crédit Moldue quand j'en ai besoin. »

« Tu as de bonnes relations avec les Gobelins ? »

« J'ai découvert que si tu es poli avec eux, alors ils sont disposés à en faire de même avec toi. Et bien sûr, le fait que je dispose de beaucoup d'argent chez eux, fait de moi un client important à leurs yeux. J'ai aussi tendance à solliciter leur conseil et les payer gracieusement pour cela. »

« As-tu une idée de ce que nous devrions offrir à Poudlard ? » s'enquit-elle, tandis qu'elle balayait du regard les devantures des diverses boutiques qui flanquaient la rue commerçante Magique de Milan.

« Pas vraiment. » admit Harry. « Je ne veux pas acheter quoi que ce soit qui donnerait un quelconque crédit à Dumbledore.

« As-tu considéré le fait de concevoir quelque chose pour eux ? »

« Comme quoi ? » s'enquit-il avec curiosité.

« Tu peux manipuler les champs protecteurs, n'est-ce pas ? »

Il opina.

« Que dirais-tu d'un dispositif qui créerait une zone de Transplanage pour leur usage ? »

« Bonne idée, je peux le relier à un objet, et ils pourront l'activer, à chaque fois qu'ils le voudront. Si je le fais demain matin, cela constituera un bon entraînement à la tâche qui permettra à Beauxbâtons de passer à travers les champs. »

Elle sourit. « Alors, que fait-on à présent ? »

« A présent, nous allons te chercher une nouvelle robe pour le dîner. »

« Où souhaites-tu aller ? »

« Cela devrait être à moi de te poser cette question. » sourit Harry. « Tu aimes les vêtements de haute couture, et nous sommes à Milan. »

« Versace ? » proposa-t-elle avec espoir.

Il rit doucement. « Tu sais où se trouve leur boutique ? »

« Mais certainement. » sourit-elle. « J'ai observé Fleur être habillée à plusieurs reprises – et l'ai moi-même été quelques fois, bien qu'avec grande réticence. »

« Avec réticence ? »

« A quoi pouvait bien servir d'être sur mon trente-et-un si tu n'étais pas là pour le voir ? » s'enquit-elle gravement. « Je n'avais aucun désir de paraître attirante pour quiconque d'autre. »

Il hocha lentement la tête en signe de compréhension, et ils quittèrent la partie Sorcière de Milan pour entrer dans la partie Moldue de la ville.

« Sont-ils ouverts à cette heure ? » questionna Harry.

« Pour des clients tels que nous, ils sont toujours ouverts. » répondit Gabrielle d'un ton confiant.

Elle frappa d'un air résolu à la porte noire sur laquelle seule une plaque dorée donnait que quelconque indication qu'il s'agissait là d'une boutique. Les fenêtres de la devanture étaient fermées par des rideaux épais, bloquant ainsi à la vue du passant l'intérieur de l'établissement.

La porte s'ouvrit légèrement et le visage d'un gentleman d'un âge avancé leur apparut par l'entrebâillement. Il proféra quelque chose en Italien et se mit à refermer la porte derrière eux.

Gabrielle lui rétorqua quelque chose dans un Italien encore plus rapide, le ton de sa voix polaire et impérieux.

Le vieil homme haussa les épaules et prononça quelque chose d'une voix forte par-dessus son épaule.

Une femme à l'aspect plus jeune et aux alentours de la quarantaine apparut et lança un regard vers Gabrielle avant d'ouvrir totalement la porte.

« Mais c'est la Petite Gabrielle ! » s'exclama la femme en Français. « Comme je suis heureuse de te revoir ! »

« Je suis heureuse de vous revoir aussi, Madame Valério. » répondit Gabrielle avec un sourire. « Madame Valério, j'aimerais vous présenter Harry Black. Harry, voici la propriétaire de la boutique, Madame Valério. »

« Enchantée. » déclara cette dernière, en lui tendant la main.

Harry eut un léger sourire et inclina sa tête, en effleurant légèrement de ses lèvres le dos de la main qu'on lui présentait. « C'est un plaisir, Madame. » répondit-il.

« Entrez donc. » leur intima-t-elle. « Des boissons, Lucio, et prestement voulez-vous. »

Le vieil Italien grommela quelque chose dans sa barbe tandis qu'il quittait la pièce chaleureusement illuminée.

« Que puis-je donc faire pour toi ? »

« J'aurais besoin d'une tenue pour ce soir. » déclara joyeusement Gabrielle.

« Et tu es là de ton propre chef ? » demanda Madame Valério avec une expression d'absolue stupéfaction sur son visage.

« Je n'ai jamais eu besoin de paraître à mon avantage auparavant. Maintenant c'est le cas. » élabora-t-elle, en coulant un regard en direction de Harry. « Qu'avez-vous pour moi ? »

« Si vous voulez bien prendre place, Mr Black. » lui instruisit Madame Valério, en indiquant d'un geste un fauteuil à l'aspect extrêmement confortable qui se trouvait dans un coin. « Et nous pourrons commencer. »

Harry s'installa sur le fauteuil et croisa ses jambes dans une posture confortable.

« Je ne comprends pas pourquoi tu es aussi petite alors que tous les membres de ta famille sont connus pour leur grande taille. » marmonna distraitement Madame Valério alors qu'elle s'affairait autour de Gabrielle, en prenant ses mesures.

« Ma tante était un peu petite de taille. » précisa Gabrielle avec un haussement d'épaules. « Je dois tenir cela d'elle. » Elle lança un clin d'œil à la dérobée à l'intention de Harry.

Il lui sourit en retour et accepta la tasse de café que lui présentait Lucio.

Madame Valério frappa fortement des mains et héla des ordres en Italien. Deux jeunes filles qui semblaient être dans la vingtaine apparurent alors et toutes deux lui lancèrent des regards appréciateurs qu'il ignora avec une efficacité consommée. Elles écoutèrent pendant un moment les instructions de leur patronne et disparurent dans l'arrière-boutique, pour revenir quelques minutes plus tard les bras chargés de robes.

« Est-ce que tu désires… ? » commença Madame Valério, en indiquant une petite cabine d'essayage.

« Oh non. » répondit Gabrielle. « Du moment que Lucio n'est pas dans le coin. »

« Tu demeures toujours aussi singulière. » commenta Madame Valério avec un regard amusé. « Et Mr Black doit être quelqu'un de spécial. »

« Très spécial. » confirma Gabrielle en retirant son t-shirt, ce qui laissa le haut de son corps uniquement recouvert de son soutien-gorge.

« Tu es une fille extrêmement chanceuse, Gabrielle. » soupira Madame Valério. « Je connais beaucoup de jeunes femmes qui seraient prêtes à tuer pour avoir ton apparence ainsi que ta silhouette. »

Gabrielle esquissa un sourire indifférent. « Tout ce qui importe est que Harry m'aime. » statua-t-elle.

« C'est donc de l'amour ? »

Gabrielle regarda directement Harry par-dessus son épaule, et lui sourit tendrement. « Oh, oui. » murmura-t-elle.

Il lui renvoya son sourire.

Madame Valério tourna lentement autour de Gabrielle et jeta un regard expert sur les vêtements que ses assistantes avaient déposés sur l'étagère. « Enlève ton jean, mon enfant. »

Gabrielle se débarrassa d'un coup de pied expérimenté de ses chaussures, et défit son jean, en se cambrant vers l'avant alors qu'elle le laissait glisser le long de ses jambes pour l'enlever.

Harry éprouva quelques difficultés à déglutir, certain que la position qu'elle avait choisie de prendre avait tout avoir avec le fait qu'elle lui offrait ainsi une vue imprenable sur son délectable fessier.

Madame Valério choisit une robe et adressa quelques mots secs à ses assistantes, qui remportèrent les vêtements restants.

« Avance-toi. » ordonna brusquement la femme d'âge mûre, en tenant la robe devant Gabrielle, qui glissa docilement dans le vêtement.

Madame Valério ajusta la robe et la noua avec expertise au cou et au dos de Gabrielle.

Gabrielle se retourna et accrocha Harry du regard, en écartant ses bras dans un geste d'invitation à la contempler tout en lui offrant une vue parfaite de sa personne.

« Ouah. » siffla Harry pour lui-même. La robe était d'une nuance plus sombre que ses cheveux blonds et semblait être taillée dans de la mousseline de soie. Un ruban d'environ vingt centimètre de largeur fait d'une matière chatoyante enserrait sa taille et conférait sa forme délicate à la robe, qui s'évasait depuis les hanches jusqu'au dessus de ses genoux.

« Tu aimes ? » s'enquit Gabrielle.

« Absolument. »

« Un homme de goût. » déclara Madame Valério d'un air approbateur. « Je dispose aussi de chaussures qui s'assortiront très bien avec la robe. » Elle cria de nouveau en Italien, et l'une des jeunes filles revint avec des sandales brunes.

Gabrielle s'accroupit et enfila prestement les chaussures, avant de se relever gracieusement. Les talons ajoutèrent quelques centimètres à sa taille et associés à la robe, elles se faisaient fort d'accentuer plus encore ses jambes galbées.

« Madame Valério est merveilleuse. » loua Gabrielle à Harry. « Nous ne restons jamais bien longtemps ici; elle parvient toujours à trouver du premier coup la bonne robe pour ses clientes. »

« C'est un don que j'ai la chance de posséder. » tempéra Madame Valério avec modestie.

« Auras-tu assez chaud ainsi vêtue ? » s'enquit Harry.

« Le temps est clément dehors. » le rassura Gabrielle.

« Et elle ne désirera pas se dissimuler sous un pardessus. » renifla Madame Valério alors qu'elle se rendait à une petite table sur laquelle se trouvait une vieille caisse enregistreuse à l'aspect quelque peu désuet.

Harry, reconnaissant l'allusion, lui emboîta le pas, et lui présenta sa carte. Elle la fit glisser dans l'interstice prévu à cet effet et lui présenta un clavier, sur lequel il tapa son code à quatre chiffes. L'autorisation fut instantanément accordée.

« Je vous remercie. » dit Madame Valério.

« Non. » corrigea Harry, en inclinant légèrement sa tête vers son interlocutrice. « C'est moi qui vous remercie. Pouvez-vous envoyer les vêtements de Gabrielle au domicile de ses parents pour nous ? »

« Mais certainement. » accepta-t-elle. « Lucio ! » s'écria-t-elle.

Gabrielle donna une brève étreinte à l'Italienne assorti d'un baiser rapide sur ses deux joues avant de mener Harry vers la sortie de la boutique.

« Gabrielle ? » l'interpella Madame Valério. « Veux-tu bien rappeler à Fleur que mon offre tient toujours ? »

« Je le ferai. » répondit Gabrielle avant de quitter la boutique pour se retrouver dans la ruelle qui les avait conduits jusque là.

« Quelle offre ? » s'enquit avec curiosité Harry.

« Madame Valério aimerait que Fleur devienne mannequin pour elle. »

« Pourquoi pas toi ? Tu es bien plus belle que Fleur. »

« Mais je suis trop petite. » expliqua Gabrielle avec un sourire. « Les mannequins doivent avoir une certaine taille. »

« Oh, en effet. »

« Par ailleurs, » poursuivit Gabrielle, « je ne veux pas que d'autres me regardent, seulement toi. »

Harry hocha la tête et prit sa main dans la sienne. « Allons manger. » proposa-t-il.


L'excitation était presque palpable dans l'atmosphère alors que les élèves et les professeurs se réunissaient dans la salle principale de Beauxbâtons.

Harry, en compagnie de Fred, George, Olivier, Katie, Angelina, et Alicia échangeait quelques paroles avec eux dans un coin de la pièce.

« Puis-je avoir votre attention je vous prie. » interpella Madame Maxime qui se dressait devant eux.

Tout le monde se tut rapidement et se tourna pour lui faire face.

« Il est l'heure. » déclara-t-elle simplement. « Gabrielle ? »

Gabrielle s'avança pour prendre place devant l'école entière et fit face aux élèves. « Avant de commencer, » dit-elle d'un ton formel, « je souhaite vous parler du comportement qu'on attend que vous adoptiez durant le Tournoi. Il y a eu une campagne enfiévrée de farces et attrapes dernièrement à Beauxbâtons. » Elle put voir le visage de certains élèves se décomposer. « J'attends pleinement de vous que vous exhibiez un comportement exemplaire. » Elle marqua délibérément une pause avant de laisser un sourire gracier son visage. « J'attends aussi pleinement que vous fassiez en sorte que nous ne passions pas pour autant pour des enfants de chœur, et si nous en venons à être la cible de farces douteuses, que nos représailles soient appropriées

Il y eut un silence stupéfait de la part des élèves, comme s'ils n'avaient pas bien saisi ce qu'elle venait de leur dire. « Il vous sera proposé des occasions d'assister à des classes conjointement avec les autres écoles. Je vous recommanderai fermement de ne pas prendre part ou classes de Potions et de Vol de Poudlard, ou les classes de Défense dispensées par Durmstrang. Vous seriez amenés à constater que les professeurs et les programmes sont légèrement différents de ce dont nous bénéficions ici.

« Le Professeur Dumbledore, le Professeur Andropov et Madame Maxime se sont accordés sur le fait que, pour la durée du tournoi, tous les professeurs auront des droits disciplinaires égaux parmi les élèves, bien que chaque élève sera sanctionné ou récompensé selon les règles de sa propre école. Alors si vous prévoyez de faire des farces, assurez-vous de ne pas vous faire attraper !

« Il y aura aussi un intérêt prééminent de la presse autour de cet évènement. Nous nous sommes accordés avec le journal du National Français sur le fait que vous ne serez interviewé qu'en présence d'un professeur, et nous avons reçu des promesses réciproques de la part de Poudlard et Durmstrang. Ceci est pour votre propre protection et tout élève bafouant cette règle se verra reconduit instantanément en France. » Elle fit une nouvelle pause pour laisser la menace imprégner les esprits de son auditoire. Elle était bien consciente de la façon dont Rita Skeeter avait traité Harry et elle voulait s'assurer qu'aucun des élèves n'aient à souffrir d'une expérience similaire.

« Nous arriverons à neuf heures du soir, heure locale. La cérémonie d'ouverture officielle aura lieu demain et se tiendra sur le terrain de Quidditch. Ce soir, nous partagerons un repas avec Durmstrang et Poudlard.

« Souvenez-vous que, lorsque nous serons à Poudlard, nous représenterons la France ainsi que notre école bien-aimée. Nous ne faillirons pas à cette noble tâche. Nous agirons de la meilleure des façons possible pour montrer au monde entier de quoi nous sommes capables. »

Elle s'interrompit et prit une autre inspiration profonde. « A présent, » reprit-elle avec un sourire éclatant à l'intention des élèves, « êtes-vous prêts à montrer au monde entier de quoi nous sommes capables ? »

Le 'oui' tonitruant qu'elle reçut constituait un témoignage saisissant de l'ardeur avec laquelle l'école entière cria à pleins poumons son assentiment.

« Professeur Potter. » appela-t-elle.

Harry esquissa un léger sourire et s'avança devant l'école. « Vous rappelez-vous tous ce que nous avons appris ? » leur demanda-t-il. Il pouvait déceler l'enthousiasme difficilement contenu sur les visages des élèves assis devant lui.

« Ou sont les carrosses ? » les interrompit abruptement Madame Prévoyez.

« Nous n'allons pas nous en servir. » répondit succinctement Gabrielle. « Cinquièmes et… »

« Attendez. » les interrompit de nouveau le professeur de Divination. « Comment allons-nous nous rendre à Poudlard dans ce cas ? »

« Magie. » statua Harry en lui lançant un regard noir, ce qui la réduisit au silence et la fit faire place nette.

Gabrielle eut un bref sourire. « Cinquièmes et sixièmes années, commencez. »

De nombreuses rangées d'élèves brandirent leur baguette et entamèrent une incantation. Le sort était en Latin et avait été modifié afin qu'au lieu que chaque sort produise une bulle individuelle, tous convergent pour en créer une plus grande.

Harry répandit sa magie, examinant la bulle et la renforçant par endroits tandis qu'elle croissait.

Lorsqu'elle atteignit sa taille définitive, il hocha la tête à l'intention de Gabrielle.

« Les Septièmes années, soulevez. » ordonna Gabrielle.

Les Septièmes années se mirent tous à esquisser des mouvements de baguette identiques alors qu'ils lançaient un sort similaire au Wingardium Leviosa pour faire voler l'immense et imposant château.

« Cela ne marche pas. » constata Gabrielle avec un froncement de sourcils et une expression soucieuse sur son visage. « Encore ! » leur intima-t-elle. « Et donnez tout. »

Harry prêta une attention accrue aux sorts lancés et à la quantité de magie sollicitée. Cela aurait dû être suffisant pour soulever bien plus que le poids prévu. Mais quelque chose semblait bloquer le bon fonctionnement du sort.

Il écarta largement ses bras et laissa sa magie s'élever dans le ciel dégagé caractéristique du Sud de la France. En inspectant le château depuis le ciel, il put voir la bulle, et il put aussi distinguer quelque chose se tenant dessus, la maintenant au sol.

Il gronda et retraça la source de la magie d'entrave à l'œuvre. Dès qu'il découvrit le coupable, il retourna dans son corps.

« Stupéfix ! » gronda-t-il, en lançant un sort vers Prévoyez.

Deux choses se produisirent alors. Le Professeur s'envola violemment dans les airs et alla s'écraser contre un mur, sur lequel elle fut maintenue en place. Et Beauxbâtons se mit à s'élever dans les airs.

« Harry ? » s'enquit Olympe.

« Elle nous entravait. » en gronda presque Harry. « Elle peut rester là jusqu'à ce nous arrivions. »

Olympe se dirigea vers le professeur de divination d'un pas furieux, une expression tempétueuse inscrite sur son visage. « Vous avez eu votre ultime avertissement. » déclara-t-elle d'un ton calme qui contrastait fortement avec l'éclat dangereux de son regard. « Considérez-vous dès à présent comme virée de Beauxbâtons. »

« Oh. » fit Harry. « Si elle n'a plus aucune utilité. » Il agita nonchalamment sa main, et Prévoyez disparut.

« Harry. » dit Olympe, en lui adressant un regard. « Je ne suis pas certaine d'apprécier votre sourire. Que lui avez-vous fait ? »

« Je l'ai ramenée sur le sol de Beauxbâtons. » répondit innocemment Harry.

« Harry ? »

« Eh bien, peut-être est-il plus exact de dire que, je l'ai ramenée dans le gouffre que nous avons laissé derrière nous. » sourit-il avec malice. « Cela lui prendra probablement quelques heures d'escalade dans la boue pour en sortir. »

Il y eut une tonitruante acclamation de la part des plus jeunes élèves, les plus vieux étant trop affairés à maintenir les sorts pour se joindre à eux.

Il sourit et se tourna vers Gabrielle.

Gabrielle adressa un regard à l'ancienne équipe de Quidditch de Gryffondor. « Etes-vous prêts ? » leur demanda-t-elle.

Ils opinèrent, et ils lancèrent tous le sort avec Gabrielle, et Beauxbâtons entama son voyage vers Poudlard.


Hermione applaudit poliment alors que le vaisseau émergé retournait dans les eaux troubles du Lac de Poudlard après que élèves de Durmstrang eurent débarqué.

Elle assistait officiellement à l'arrivée des écoles en qualité de compagne de Ron. Avec la présence de politiciens Français et Germaniques, Ron avait été ordonné d'y assister aussi, un ordre dont il était plus qu'heureux de s'acquitter.

Officieusement, elle était présente pour fournir des informations aux journalistes invités à propos de l'arrivée de Beauxbâtons. Elle s'était sentie quelque peu contrariée de ne pas s'être vue demander de donner un coup de main pour un projet d'aussi grande envergure en terme de magie, mais acceptait le fait que Gabrielle fusse plus que capable de trouver et modifier ses propres sorts.

« Beauxbâtons devrait arriver d'une minute à l'autre à présent. » informa la voix magiquement amplifiée de Dumbledore. Les Professeurs de Poudlard avaient lancé un immense enchantement de réchauffement sur la zone entière afin que les élèves de Durmstrang, Poudlard, et les visiteurs puissent attendre dehors tout en étant protégés du vent d'hiver Ecossais qui s'était manifesté précocement cette année.

« Par là ! » s'écria la voix également amplifiée de Neville Longdubat, alors qu'il pointait l'est du doigt. De loin, Hermione ne put que distinguer la forme de Beauxbâtons qui s'approchait d'eux à une allure majestueuse.

« Ce n'est pas un carrosse ! » s'exclama à son tour Susan Longdubat, née Bones. Hermione ne savait pas exactement pourquoi la moitié de ses amis se trouvait là. Ils avaient tout semblé surgir incidemment pour apporter leur aide, et ils semblaient tous être au fait de ce qui se passait exactement.

« Par la barbe de Merlin ! » hurla Ernie Macmillan. « Ils ont amené Beauxbâtons avec eux ! »

Une clameur intense s'éleva dans la quiétude du soir, tandis que tout le monde se retournait. La presse se mit à prendre furieusement des notes, tandis que les photographes commençaient à prendre photos après photos.

« Saviez-vous, » lança nonchalamment Hermione, « que Beauxbâtons pèse plus de cent quinze tonnes, et que la quantité de magie nécessaire pour déplacer quelque choses d'aussi large, représente l'un des plus puissants sorts jamais exécuté dans l'histoire ? »

La presse s'interrompit, leva les yeux, et se remit à prendre des notes sur leur parchemin. Derrière eux, des présentateurs de stations de radio étaient affairés à décrire le château approchant avec des accents de pur émerveillement dans le ton de leur voix.

« L'idée est venue de Gabrielle Delacour, la Préfète-en-chef de Beauxbâtons. » poursuivit Hermione en récitant le discours qu'elle avait préparé à l'avance. Sa réputation de Miss-je-sais-tout expliquait pourquoi personne ne se soucia de lui demander d'où elle tenait ses faits. « Et tous les étudiants participent à l'exécution et à la sustentation du sort. »

Le château était à présent en pleine vue, flottant juste en dehors du domaine délimité par les Champs de Protection invisibles de Poudlard.

« Ils ne peuvent pas passer les Champs de Protection. » s'écria un des journalistes.

« Attendez juste un peu. » conseilla Hermione. « Je doute qu'ils auraient fait autant de chemin s'ils n'avaient pas eu de plan pour cela. » En dessous du château et sur la terre ferme, elle pouvait voir Ron, Percy et Charlie commencer à évacuer les personnes qui occupaient une zone proche du lac.

Au dessus d'eux, une lumière pourpre éblouissante jaillit de la partie inférieure de Beauxbâtons et le tonnerre assourdissant qui retentit, rendit toute conversation impossible.


« Très bien. » hurla Harry. « Tout le monde, arrêtez de déplacer le château – je vais prendre la relève. Aidez les élèves à maintenir la bulle ! »

Les anciens Gryffondors éreintés ainsi que Gabrielle acquiescèrent et changèrent de sort, ce qui fit apparaître des expressions de soulagement sur leurs visages tandis que l'effort exigé pour l'exécution du nouveau sort se faisait moindre que ce qu'exigeait le sort de déplacement précédent.

« Les premières années jusqu'aux troisièmes années, commencez vos feux d'artifices ! » hurla Gabrielle.

Les jeunes élèves, désireux d'être finalement en mesure d'aider, se mirent à lancer les sorts que Fred et George leur avaient appris sur les produits qu'on leur avait donnés à cet effet.

Harry ferma ses yeux et plongea très profondément au cœur de sa magie. Ce qu'il était sur le point de faire ne pouvait être réalisé par un simple sort – cela exigeait une manipulation directe de son pouvoir. Un cercle de flammes pourpres l'encercla alors qu'il se concentrait plus intensément encore, pour remonter l'intégralité de sa magie à la surface.

Avec un cri inarticulé, il déversa sa magie à travers le sol et la dirigea contre les Champs de Protection de Poudlard.

Il y eut un moment de latence durant lequel les Champs firent front contre sa magie. Il grogna et concentra sa magie en un point, en en déversant davantage encore. Les Champs se fendirent finalement, et laissèrent sa magie passer au travers.

Il grogna et écarta ses bras, forçant la brèche dans les Champs de protection à s'agrandir jusqu'à ce qu'elle fût assez grande pour laisser passer le château.

« Maintenant. » souffla-t-il à travers ses dents à l'intention de Gabrielle.

« Faites descendre le château ! » s'écria Gabrielle. « Les quatrième années, occupez vous des effets de lumière! »


Colin Creevey brandit son appareil photo et prit quelques photos de l'expression d'incrédulité inscrite sur le visage de Dumbledore, avant de pointer de nouveau l'objectif de son appareil vers le château au-dessus de lui qui amorçait lentement sa descente.

La lumière pourpre qui avait créé une brèche dans les Champs était toujours visible, bien qu'à peine perceptible. Provenant des quatre coins du château, une immense flamme jaillit, telle les feux d'un missile Moldu, et semblant avoir pour fonction de ralentir la descente de l'immense édifice volant.

« Les feux d'artifice ont été spécialement créés par Fred et George Weasley pour Beauxbâtons. » entendit-il Hermione continuer, tandis qu'il prenait des photos du fantastique étalage artificier qui se produisait au-dessus du château.

Les cercles de feu et les explosions accompagnèrent la descente de Beauxbâtons, alors que des feux artifices de plus en plus impressionnants éclataient.

Colin put voir que Ron, Percy, et Charlie avaient terminé de sécuriser le périmètre, et il prit quelques photos de plus de Dumbledore. La Gazette du Sorcier ne les imprimerait jamais, mais l'expression de profonde contrariété serait passée parmi les membres de la bande à Harry et appréciées à leur juste valeur.

Le château géant qui semblait sortir tout droit d'un conte de fées flotta jusqu'au sol, aussi lentement et doucement que faire se pouvait, comme s'il était tenu par une paire géante de mains invisibles. En dessous de l'édifice, la lumière pourpre qui avait créé la brèche dans les Champs de protection alla frapper violemment le lac ce qui fit s'écarter l'eau à un endroit précis du lac, libérant ainsi une zone sèche prête à accueillir le château. Lorsque ce dernier toucha finalement la terre ferme, tous les feux d'artifices et les lumières cessèrent complètement.

Le silence presque religieux qui s'était installé fut bientôt brisé par des membres de la bande à Harry stratégiquement placés et qui se mirent à applaudir et à acclamer. Les élèves des deux écoles eurent tôt fait de se joindre à eux, tout comme le firent les amateurs de Quidditch et les politiciens. Bien vite, presque tout le monde était sur ses pieds, signifiant à qui mieux- mieux leur profonde appréciation de la spectaculaire entrée en scène de l'école Française.

« Je ne pensais pas que les Français étaient capables de choses pareilles. » commenta avec émerveillement le photographe qui se trouvait à côté de lui. « Mais je pense que je n'oublierai jamais ça de ma vie. »

« Penses-tu que c'était Potter qui a créé la brèche dans les Protections ? » questionna un autre.

« Qui d'autre pourrait créer un trou pareil sans les détruire ? »


Harry s'effondra au sol sur ses genoux, épuisé, et luttant de toutes ses forces pour reprendre son souffle. Tout autour de lui, les élèves se trouvaient soit à genoux, ou bien étendus sur leur dos.

« Je n'ai jamais était aussi fière de Beauxbâtons qu'en ce jour. » retentit la voix quelque peu émue d'Olympe. « Chacun d'entre vous fait est un élément de valeur à porter au crédit de cette école. »

Harry se mit difficilement sur ses pieds et jeta un coup d'œil à ses alentours. Il ne put s'empêcher de grimacer; aucun des élèves ne semblait en mesure de se lever, et encore moins d'aller marcher dehors pour aller à la rencontre de Poudlard et Durmstrang.

« Gabby. » appela-t-il, en se dirigeant d'un pas chancelant vers elle.

« Harry ? » lui répondit-elle.

Il tendit le bras vers sa forme prostrée au sol dû à l'épuisement et usa du reste de magie qu'il possédait pour lui lancer un Enervatum.

Elle se mit alors à scintiller sous l'effet du sort, et se remit d'un air mal assuré sur ses pieds. Il avait remplacé son énergie physique, mais pas celle mentale, et il n'y avait qu'une chose qu'il pût faire pour y remédier.

« Sors avec Olympe pour saluer Poudlard. » ordonna-t-il. « Fais nous gagner du temps, et ne révèle à personne à quel point tu es fatiguée. Ne me déçois pas, Gabrielle. »

Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'elle recevait l'injonction, et elle acquiesça résolument tout en redressant son dos. « Venez Madame Maxime. » intima à son tour Gabrielle, alors qu'elle quittait la Salle d'un pas fier et alerte, les professeurs n'ayant pas participé à l'effort de voyage sur ses talons.

Simone et Claude gémirent à l'unisson tandis qu'ils essayaient chacun, sans le moindre succès, à adopter une posture assise.

« Dobby. » appela Harry.

L'elfe de maison apparut dans un flash.

« Va chercher Hermione et ramène-la ici. Nous avons besoin de Potion Revigorante, en très grande quantité, et urgemment. »

« Dobby va aller chercher Miss Grangy. » acquiesça Dobby en disparaissant dans un 'pop' sonore. Moins de trente secondes passèrent avant que Dobby ne réapparaisse en compagnie d'une Hermione déconcertée.

« Harry ? » s'enquit-elle, en accourant vers lui.

« Nous avons un cas sévère d'épuisement magique, à grande échelle. » expliqua-t-il. « Nous avons besoin d'une Potion de Pimentine pour nous remettre tous d'aplomb, afin que nous puissions rejoindre Gabby et les autres pour montrer à tous ceux présents, que pour Beauxbâtons, cela n'était rien de bien exceptionnel. Nous pourrons ensuite tous prendre une bonne nuit de sommeil pour récupérer notre magie. »

« Très bien, Harry. » répondit Hermione sans argumenter plus avant. « Dobby, j'ai besoin des ingrédients suivants aussi rapidement que possible ainsi qu'un énorme chaudron. »

L'elfe ne proféra pas un son alors qu'il disparaissait, et bientôt davantage d'elfes de maison apparurent, s'affairant à préparer le chaudron, allumer un feu, et dresser la table de travail nécessaires à Hermione.

« Nous aurions dû y penser plus tôt. » se morigéna Harry avec un grognement. « Je ne me suis pas senti aussi asthénique depuis que j'ai combattu Voldemort. »

« Si ça peut te consoler, » glissa Hermione, « tout le monde a été extrêmement impressionné. Les journalistes radio en qualifier cela de la plus belle manifestation de magie à avoir jamais été exécutée depuis cinq siècles.»

Harry eut un maigre sourire, tandis qu'il observait les rangées d'élèves éreintés se mettre à se lever du sol. Il put aviser ses amis dans le coin qui leur avait été assigné – ils étaient de nouveau sur leurs pieds et se dirigeaient à pas quelque peu chancelants vers lui. Il n'était pas surpris le moins du monde; en tant que joueurs de Quidditch, ils étaient habitués à repousser leurs limites.

« Nom d'un Cognard. » commença Olivier d'un ton élogieux. « Tu sais, je ne croyais pas que nous y arriverions, mais ces gamins sont tout bonnement incroyables. »

« Et comment ! » acquiesça Fred. « Et lorsqu'ils seront de nouveau sur pied, nous allons devoir leur organiser des festivités mémorables. »

« Bonne idée. » approuva Harry, sa voix assez forte pour retentir à travers la Salle entière. « Ils le méritent largement, tous autant qu'ils sont. »

Il observa Hermione commencer à préparer la potion, ses mouvements incroyablement fluides alors qu'elle travail à une vitesse telle qu'il ne lui avait jamais vue auparavant, pour s'acquitter de sa tâche en un temps record.

Ce fut seulement moins de deux minutes plus tard qu'elle leva les yeux vers lui. « Terminé. »

« Déjà ? »

« Nouvelle version. » expliqua-t-elle succinctement avec un sourire empreint de fierté, qui disparut néanmoins très vite. « Mais comme je viens juste de l'inventer, il se peut que cela ne fonctionne pas. »

Il se dirigea vers elle et prit une tasse, et sans détacher son regard de celui de sa meilleure amie, il la plongea dans le chaudron, avant de se mettre à boire sans aucune hésitation.

Le regard qu'elle lui lança rivalisait presque à lui seul avec les effets de la potion qu'il buvait. La gratitude qu'elle éprouvait suite à la confiance qu'il lui déférait le fit sourire. Il put sentir de la fumée sortir de ses oreilles ainsi que sa fatigue s'évanouir.

« Bien joué, Hermione. » la félicita-t-il d'une voix douce.

« Merci. » lui répondit-elle avec un sourire radieux.

« Fred, George, Ollie, Katie, Angelina, venez ici prendre un peu de cette potion, puis allez en distribuer aux élèves. »

Quelques minutes plus tard, tout le corps étudiant de Beauxbâtons était de nouveau sur ses pieds.

« Claude, Simone. » appela Harry. « Prenez la tête et menez-les dehors. »

« Nous ? » s'étonna Claude. « Cela devrait être à vous de le faire. »

« Non. » répondit Harry. « Si je sors, Harry Potter fera les gros titres demain, et non pas les élèves de Beauxbâtons. »

« Mais vous vous êtes acquitté de la tâche la plus difficile. » protesta Claude.

« Non. Vous avez tous joint vos efforts pour déplacer Beauxbâtons, et cela est bien plus impressionnant. A présent sortez donner un coup de main à Gabrielle. Et n'oubliez pas que ce n'est pas parce que vous vous sentez bien, que cela veut dire pour autant que votre magie aussi! »

« Entendu. » acquiesça Claude. « Les élèves, derrière nous. Rappelez-vous de garder la tête haute et allons montrer au monde entier de quoi nous sommes faits ! »

Ils sortirent de la pièce dans un parfait ensemble organisé.


Gabrielle marcha lentement en direction des dignitaires rassemblés en un petit groupuscule devant l'entrée principale de Poudlard. Légèrement derrière elle, se trouvaient les professeurs. En tant que Préfète-en-chef, il allait de sa responsabilité qu'elle représentât les élèves, et Olympe lui avait donné l'instruction de prendre la tête de leur délégation.

Déplacer le château s'était avéré bien plus difficile qu'ils l'avaient prévu – aucun de ses calculs n'avaient pris en considération le violent orage qu'ils avaient eut à essuyer au-dessus de la Manche, ce qui les avaient forcé à jeter toute leur énergie pour pouvoir avancer malgré les vents contraires.

Elle était mentalement épuisée, mais son pouvoir de Vélane la maintenait alerte. Harry avait été extrêmement intelligent d'obliger sa magie à travailler avec elle, et non contre elle.

« Je zuis dézolée pour l'attente. » déclara-t-elle dans un Anglais exagérément accentuée, alors qu'elle arrivait au niveau de Dumbledore, Rogue, McGonagall, et Andropov – le directeur de Durmstrang. « Mais les élèves zont en train de ze changer. » Elle se fit note de prendre un copieux bain de bouche plus tard pour avoir écharpé ainsi la langue de Shakespeare, mais elle ne voulait pas que quiconque eut conscience de ses compétences pour l'instant; elle les réservait pour le banquet officiel de bienvenue qui se tiendrait le lendemain.

« Il n'y a aucun problème. » assura McGonagall avec un sourire. Dumbledore arborait un froncement de sourcils peu amène alors qu'il considérait le sublime château à présent établi sur ce qui était autrefois une partie du Lac de Poudlard. La magnificence et l'élégance de Beauxbâtons contrastaient fortement avec les murs épais et imposants de Poudlard.

Ils se tinrent dans un silence gêné pendant quelques instants, jusqu'à ce que les portes de Beauxbâtons ne s'ouvrent, et que les élèves menés par Claude ne les rejoignent dans un parfait ensemble.

« Ma chère Olympe, et élèves de Beauxbâtons. » annonça Dumbledore d'une voix forte, son expression rembrunie s'évanouissant de son visage comme si elle n'avait jamais existée. « Bienvenue à Poudlard ! Je vois que vous avez décidé d'emmener votre château avec vous. »

« Mes élèves ont senti que les carrosses étaient devenus désuets. » répondit Olympe d'un ton formel. « Nous vous remercions pour votre accueil. »

« Nos elfes de maison ont préparé le repas. » poursuivit Dumbledore. « Nous espérons que les élèves de Beauxbâtons et Durmstrang voudront bien se joindre à nous. La cérémonie officielle de bienvenue se tiendra demain à l'heure du déjeuner. »

« Mais certainement, » répondit Olympe, « nous serions enchantés de nous joindre à vous pour le souper. »

« Une arrivée des plus impressionnantes, Olympe. » complimenta Picup Durmstrang, le directeur de Durmstrang, alors qu'il s'avançait vers elle et lui présentait son bras. « De loin la meilleure à laquelle j'ai eu la chance d'assister depuis des années. »

« Mademoiselle Delacour ! » héla la presse, dans une multitude de langues différentes. « Pouvez-vous nous donner des précisions sur le sort employé ? »

Elle leur adressa un bref sourire et haussa les épaules d'un geste peu concerné, alors qu'elle rejoignait Claude et Simone.

« Ils sont tout à toi à présent. » déclara Claude avec un sourire légèrement forcé alors qu'il prenait place parmi les élèves présents derrière lui.

« Je suis si fière de vous. » leur dit Gabrielle en Français. « Nous allons rejoindre les autres, manger, puis aller nous coucher. La nourriture vous apparaîtra étrange, comme vous le savez déjà, mais assurez-vous de garder des expressions polies sur votre visage. Si vous ne pouvez pas manger ce qui vous est présenté, nos elfes nous fournirons une collation appropriée plus tard. »

Elle fit ensuite volte-face, et entama sa marche vers Poudlard, les élèves lui emboîtant diligemment le pas. Les élèves de Durmstrang cheminèrent derrière eux, suivis par ceux de Poudlard qui fermaient la marche, en commentant avec verve l'entrée spectaculaire de Beauxbâtons.


Alors que la soirée tirait à sa fin, c'était uniquement son orgueil qui l'empêchait de s'endormir, à ce stade. Elle refusait catégoriquement de faire montre de faiblesse devant tant d'étrangers. Le repas n'en finissait pas, et la nourriture était aussi infecte que Fleur le lui avait assuré.

Mais elle n'avait pas fait défaut à Harry. Il s'était assis avec les autres membres du Corps Enseignant de Beauxbâtons – elle fut amusée par l'ironie que le premier repas de Harry en leur compagnie fusse finalement à Poudlard – tandis qu'elle se trouvait avec les élèves de dernière année de Beauxbâtons.

Claude lui avait parlé de la Pimentine qu'ils avaient avalés, et il en avait versé un peu dans son verre, mais les effets n'avaient pas duré bien longtemps – être Vélane signifiait aussi qu'elle avait une physiologie différente de celle des humains.

Mais maintenant que tous les élèves étaient de retour entre les murs de leur école, elle pouvait enfin se rendre dans sa chambre pour s'y effondrer.

« Salut. » lui lança Harry alors qu'elle entrait dans sa chambre. Il était confortablement installé auprès du feu et semblait l'avoir attendue.

« Harry. » sourit-elle en allant s'asseoir en face de lui.

« Je suis désolé. » souffla-t-il avec la plus grande gravité dans sa voix.

« Pourquoi donc ? » demanda-t-elle, quelque peu perplexe.

« Pour avoir utilisé l'Union ainsi contre toi. »

« Oh Harry. » fit-elle avec un rire délicieux. « C'était la seule chose que tu aurais pu faire pour moi. Les potions revigorantes n'ont que très peu d'effet sur les Vélanes. »

« Mais même alors… » argua-t-il en laissant sa phrase en suspens.

Elle glissa de son fauteuil et s'agenouilla devant ses pieds. « Sais-tu comment je me suis sentie ? »

Il secoua sa tête.

« Revigorée. » murmura-t-elle d'une voix intense. « Tu as forcé ma magie à travailler de concert avec moi, et dès lors elle n'aurait pas failli à sa tâche. Sans cela, je me serai endormie dans cette capilotade qu'ils osent appeler bouillabaisse. Tu as réussi à trouver une solution afin que nous ne nous révélions pas aux yeux de tous dans notre état de fatigue avancée. Et tu sais quoi d'autre ? J'ai éprouvé un sentiment de fierté et d'utilité. Je m'acquittais du mieux que je le pouvais de quelque chose que mon Compagnon m'avait ordonné de faire. »

Harry poussa un léger soupir. « Ici je le sais » dit-il en indiquant sa tête. « Mais là, » il indiqua son cœur, « cela ne m'en apparaît pas moins mal. »

« De me commander ainsi et que je sois heureuse que tu le fasses ? »

Il hocha la tête.

« Et pourtant je le suis, Harry. Je ne suis pas humaine; je n'ai pas de réactions humaines. » Elle marqua une pause et se mit à réfléchir pendant quelques instants. « Mais si tu demeures tenaillé par une vaine culpabilité, alors il y a un moyen de te faire pardonner. »

« Lequel ? » s'enquit-il.

« Prends soin de moi maintenant. Je suis tellement épuisée, Harry. Et je t'en prie, dors avec moi ce soir. Je n'ai jamais mieux dormi que cette nuit passée dans tes bras. »

Il la regarda dans les yeux pendant quelques secondes. Elle le sentit sonder au plus profond d'elle à l'aide du Lien, pour s'assurer de la véracité de ses propos. Lentement, il lui sourit, tendit les bras vers elle, et la mit debout alors qu'il se levait lui-même. Puis d'un geste fluide, il la prit dans se bras. Elle soupira avec gratitude et se blottit avec bonheur contre lui.

Il la porta jusqu'à sa chambre et la déposa tendrement sur le lit. Elle n'opposa pas de résistance lorsqu'il défit sa robe, se délectant de ce que son Compagnon prenne soin d'elle de manière aussi intime.

Elle eut l'ombre d'un sourire lorsqu'il utilisa sa magie pour transformer son soutien-gorge en un large t-shirt – il nourrissait décidément de bien curieuses préventions à la voir nue – mais elle était bien trop fatiguée pour émettre une quelconque protestation. Il la glissa dans le lit, et quelques minutes plus tard, elle le sentit contre son dos. Comme elle l'avait fait auparavant elle saisit le bras de Harry et le plaça autour d'elle, et plongea très vite dans un profond sommeil. Elle se trouvait exactement là ou elle devait être.

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